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Les citoyens américains et européens en désaccord sur le changement climatique [FR]

Publié 03 décembre 2009
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Une majorité écrasante de citoyens européens considère le changement climatique comme un problème grave et souhaite davantage d’actions contre le réchauffement planétaire. Au contraire, plus d’un tiers des Américains estiment que le changement climatique n’est pas un problème, et seulement un petit pourcentage d’entre eux pense qu’il est la conséquence des activités humaines, révèle des sondages internationaux.

Presque 9 citoyens sur 10 pensent que le changement climatique est un problème grave, 63 % étant convaincus qu’il s’agit d’une question très grave, et 24 % estimant que c’est un problème relativement important.

Seulement 10 % de l’échantillon de personnes interrogées a dit que le changement climatique n’était pas un problème alarmant, d’après les résultats d’une enquête européenne (Eurobaromètre spécial) dédiée à cette question, publiée hier (2 décembre), en amont de la conférence internationale sur le changement climatique qui commencera à Copenhague la semaine prochaine.

Le sondage Eurobaromètre révèle également que 2/3 des citoyens européens rejette l’idée selon laquelle la sévérité du problème aurait été exagérée, et ils la mettent plutôt au sommet des priorités que le monde doit résoudre à l’heure actuelle. La pauvreté est la seule question mondiale à être considérée comme plus grave.

Les avis ne sont pas les mêmes de l’autre côté de l’Atlantique. En effet, les citoyens américains ont tendance à avoir une opinion moins radicale sur le changement climatique : 65 % considèrent quand même qu’il s’agit d’un problème sérieux, mais un nombre croissant d’individus ne sont pas d’accord avec cela, d’après une enquête entreprise en octobre dernier par le Pew Research Centre (think tank américian qui informe sur les questions controversées de l’actualité).

Parmi ceux qui pensent que le changement climatique est un réel problème, seulement 35 % pensent que c’est une question « très grave », contre 44 % en avril dernier. 32 % des interrogés ne considèrent pas le changement climatique comme une affaire sérieuse, contre 24 % en avril. 17 % ne s’intéressent pas du tout à la question.

Par ailleurs, la plupart des citoyens américains ne pensent pas que le changement climatique soit le résultat de l’activité humaine. Cette supposition est au cœur des efforts actuels de réductions des gaz à effet de serre.

33 % rejettent l’idée selon laquelle les températures globales montent réellement. Bien que 16 % reconnaissent l’existence du phénomène, ils ne les attribuent pas aux activités humaines. Ils pensent qu’il est la conséquence de tendances naturelles.

Le nombre de personnes convaincues que le réchauffement de la planète est bien le résultat d’activités humaines a chuté  de 47 et 36 % en quelques mois, d’après le Pew research.

Appel conjoint pour plus d'action contre les émissions

Les citoyens européens et américains mettent de côté leurs divergences d’opinion lorsqu’il s’agit de limiter les émissions. Ils pensent tous qu’il faut agir davantage. 56 % des Américains pensent que les Etats-Unis devraient rejoindre d’autres pays dans l’établissement de standards sur le changement climatique, et la majorité des citoyens européens pensent qu’il faudrait en faire beaucoup plus pour combattre le réchauffement planétaire.

Les citoyens européens et américains sont prêts à faire des efforts personnellement, y compris accepter des coûts énergétiques plus élevés afin de limiter les émissions de carbone. Une majorité relative des personnes interrogées (49 %) se disent prêts à payer davantage pour une énergie plus verte.

La majorité relative du public américain (50 %) est pour l’établissement de limites des émissions de CO2 même si cela entraîne une hausse des prix énergétiques.

Prochaines étapes : 
  • 10-11 déc. : Sommet de l’UE
  • 7-18 déc. : Conférence des Nations unies sur le climat à Copenhague
Contexte : 

La communauté internationale est actuellement engagée dans des négociations visant à adopter un successeur au Protocole de Kyoto, qui expire en 2012.

Un accord sur un nouveau traité devrait être conclu lors de la Conférence climatique de Copenhague la semaine prochaine mais les négociations sont bloquées par la réticence des pays développés à s’engager sur des aides financières concrètes pour les pays en développement et par le manque d’engagement à des objectifs suffisants de réduction de CO2.

Les ministres de l’Environnement ont réalisés des progrès au mois de novembre en vue d’un accord climatique a minima à Copenhague la semaine prochaine, alors que la pression monte sur Washington pour que les Etats-Unis s’engagent à réduire considérablement leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020 (EurActiv 18/11/09).

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