Le plan américain ne mentionne aucunement l'objectif européen visant à limiter la hausse de la température mondiale à 2 degrés Celsius. Il reprend la ligne mise en avant depuis longtemps par l'Administration Bush qui affirme que le protocole de Kyoto nuirait à l'économie américaine, et décide de mettre davantage l'accent sur la sécurité énergétique et la croissance économique.
La Maison Banche a indiqué dans une déclaration : "La proposition du président part du principe qu'il faut renforcer la sécurité énergétique et économique pour lutter contre le changement climatique, en accélérant le développement et l'usage de technologies transformationnelles ciblées sur la production d'une énergie plus propre".
Le plan place cependant la nécessité d'obtenir des réductions de la part des plus grands responsables des émissions de gaz à effet de serre du monde (notamment en provenance des économies asiatiques florissantes) au coeur de la stratégie américaine. La Maison Blanche a déclaré : "Il est essentiel qu'un nouveau cadre intègre les plus grandes économies des pays développés et celles des pays en développement qui génèrent la plus grande part des émissions de gaz à effet de serre et consomment le plus d'énergie".
Elle a ajouté : "Les Etats-Unis appelleront les principaux responsables d'émissions de GES et les gros consommateurs d'énergie à faire des progrès et à achever le nouveau cadre d'ici fin 2008".
Lors d'une conférence de presse le 31 mai 2007, Jim Connaughton, président du Conseil américain sur la qualité de l'environnement, a déclaré que la réunion rassemblerait "10 à 15 pays [qui] sont responsables de plus de 80% de la consommation énergétique et des émissiosn de gaz à effet de serre".
Le but, selon Jim Connaughton, est de "trouver un consensus sur un objectif à long terme de réduction des gaz à effet de serre...notamment avec des pays comme l'Inde et la Chine".
S'appuyant sur les politique américaines existantes, la Maison Blanche a déclaré que les Etats-Unis concentreraient leurs efforts sur des accords et des partenariats bilatéraux dans le domaine technologique, tels que le Partenariat Asie-Pacifique sur le développement propre et le climat (AP6).
Le plan cherche essentiellement à procurer de nouveaux débouchés aux entreprises américaines dans des technologies, comme le charbon propre, l'énergie solaire ou éolienne, l'énergie nucléaire dite "propre", les biocarburants et les véhicules à hydrogène: "Les Etats-Unis montrent la voie avec la technologie de l'énergie propre et redoublent d'efforts pour rendre la technologie de l'énergie avancé commercialement viable".
La Maison Blanche a poursuivi : "Nous discuterons des moyens à mettre en oeuvre pour encourager davantage l'investissement dans les pays en développement en plaçant les options de financement à faible coût pour l'énergie propre au centre des priorités des banques internationales de développement. Nous prendrons également les mesures nécessaires pour conclure les négociations avec les autres pays au sujet de la suppression des tarifs douaniers et autres obstacles aux technologies et aux services du domaine de l'énergie propre d'ici fin 2007".
Elle a également indiqué : "Chaque pays fera en sorte d'atteindre son objectif de réduction d'émissions en établissant, en fonction du contexte national, ses propres objectifs et programmes ambitieux à moyen terme".
Jim Connaughton a indiqué que les Etats-Unis inciteraient ensuite les secteurs industriels (transports, carburants et construction), à adopter un "programme de travail commun en vue de partager les meilleures pratiques". Il a ajouté : "Nous nous attendons également à ce qu'ils fixent des objectifs".



