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Le Conseil Environnement du 20 février devrait se prononcer en faveur des propositions de la Commission visant à réduire de 20% d'ici 2020 les émissions de gaz à effet de serre et ce, en dépit de l'opposition de la Hongrie et de la Pologne.
Les ministres européens de l'environnement devraient adopter la présentée par la Commission le 10 janvier 2007, visant à réduire "unilatéralement" de 20% d'ici 2020 les émissions européennes de gaz à effet de serre (GES) par rapport à 1990, année de référence du protocole de Kyoto.
Cependant, certains Etats membres ne sont pas satisfaits des conclusions des ministres, traditionnellement adoptées à l'unanimité par le bloc des 27. Un officiel européen a confié : "La Hongrie et la Pologne s'inquiètent de la nature contraignante de ces objectifs".
Toutefois, cette dispute de dernière minute sera probablement tempérée par le soutien des autres Etats membres. Dans des conclusions semblables adoptées à l'unanimité le 15 février, les ministres de l'énergie avaient déclaré que le Conseil "soutient les objectifs globaux ambitieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre fixés par l'UE pour 2020 en tant qu'élément essentiel de l'action globale requise pour atteindre cet objectif en matière de changements climatiques" (EurActiv 16/02/07).
Les conclusions des ministres seront présentées aux dirigeants européens pour adoption finale lors du Sommet européen des 8 et 9 mars 2007. Un projet de loi officiel devrait suivre dans le courant de l'année.
Le 19 février, des fonctionnaires européens ont déclaré que "la plupart" des pays étaient d'accord pour faire passer l'objectif "unilatéral" de 20% à 30% à condition de trouver un accord international pour réduire les émissions dans tous les pays développés, y compris les Etats-Unis. La Suède et le Danemark seraient même prêtes à rendre ces objectifs légalement contraignants, mais leur position reste isolée.
Par ailleurs, la Finlande a déclaré le 9 février qu'elle était "sceptique" au sujet des propositions de la Commission, mais qu'elle ne s'opposerait pas au projet. Le ministre de l'environnement a précisé : "La Finlande n'est pas convaincue par l'objectif unilatéral et estime que le modèle est compliqué".
Les ministres européens aborderont également la question du "partage du fardeau", c'est-à-dire les réductions de CO2 pour lesquelles chaque pays engage sa responsabilité dans le cadre des objectifs européens. Le ministre finlandais de l'industrie, Mauri Pekkarinen, craint que les conséquences de cette mesure se fassent ressentir de façon disproportionnée dans son pays.