Le 30 octobre, les ministres ont approuvé une résolution sur le changement climatique qui confirme les espoirs de l’Union de voir les négociations internationales sur le climat, prévues du 3 au 14 décembre à Bali, aboutir à des engagements de tous les pays développés de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 30 % d’ici 2020, comparé aux niveaux de 1990.
L’UE espère également que la conférence établira les bases d’un système mondial d’échange de quotas d’émissions pour remplacer l’actuel protocole de Kyoto dès 2013.
A cet effet, les ministres ont salué la création, le 29 octobre, du partenariat international sur le climat (ICAP, International Climate Action Partnership), qui vise à coordonner et à partager les informations sur les initiatives régionales de limitation et d’échange de quotas en place en Europe, en Nouvelle-Zélande, aux Etats-Unis et au Canada (EurActiv 30/10/07). D’après eux, ce forum pourrait agir comme un moteur pour permettre une meilleure compatibilité et un lien potentiel entre les marchés régionaux de carbone, afin de conduire finalement à la création d’une marché international du carbone.
Selon le ministre allemand de l’Environnement, Sigmar Gabriel, les Etats-Unis ne bloqueront pas les négociations sur ce sujet, malgré l’opposition de longue date de l’administration Bush à tout type de système impliquant des plafonds juridiquement contraignants de CO2. En revanche, le commissaire européen à l’Environnement Stavros Dimas a souligné que les négociations ne seraient pas faciles et que la position du président Bush restait un obstacle majeur.
Le commissaire a ajouté que le paquet de mesures sur le climat et l’énergie, qui avait été reporté et qui comprend une révision du système européen d’échange de quotas d’émissions, expirant en 2012, serait probablement présenté le 23 janvier 2008 (EurActiv 23/10/07).
L’UE a déjà décidé que les compagnies aériennes seraient inclues dans le système, qui couvre actuellement uniquement les installations industrielles grandes consommatrices d’énergie. Mais le statut du transport maritime doit encore être confirmé : ce secteur représente, avec l’aviation internationale, l’une des sources d’émissions de gaz à effet de serre augmentant le plus rapidement et il pourrait également être intégré dans le futur système, qui sera probablement en vigueur de 2013 à 2020.


