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Un article de mai 2007, rédigé par Michael Raupach, de l'organisation de recherche scientifique et industrielle australienne du Commonwealth, les émissions mondiales de CO2 augmentent plus rapidement que le scénario le plus pessimiste du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat ne l'envisageait.
Les recherches publiées par l'Académie nationale américaine des sciences, en 2004, révèlent que les pays en développement sont responsables de 73% de la hausse des émissions de CO2, représentant 41% des émissions totales de carbone dans le monde.
Cherchant à déterminer la raison pour laquelle la hausse des émissions s'est accélérée soudainement après l'an 2000, Michael Raupach conclut que la hausse actuelle des émissions de CO2 est due à une réduction de l'efficacité mondiale, plus qu'à la croissance de la population. En effet, les chercheurs ont établi qu'aucune région du monde n'avait réduit la part de carbone utilisée pour produire de l'énergie entre 2000 et 2004, malgré la promotion considérable des sources d'énergie plus écologiques.
Selon les chiffres publiés par l'Administration de l'information sur l'énergie (EIA) du département américain de l'énergie, la consommation énergétique mondiale devrait, quant à elle augmenter de 57% entre 2004 et 2007. La demande en énergie dont la croissance est la plus rapide proviendrait des pays asiatiques hors de l'OCDE.
La demande énergétique devrait prendre une nouvelle forme au cours des prochaines décennies. Selon l'EIA, l'augmentation des prix du pétrole atténuera la croissance de la demande en carburants liquides, notamment le pétrole, après 2015, réduisant leur part dans la consommation énergétique globale. En revanche, le rôle joué par les ressources en gaz naturel, charbon, et énergies renouvelables ainsi que la capacité nucléaire mondiale devraient augmenter.
Selon le rapport, la consommation de carburants liquides augmentera toutefois en termes réels, atteignant 118 millions de barils par jour d'ici 2030. De son côté, l'EIA indique que le charbon constitue la source énergétique au développement le plus rapide au monde, sa consommation augmentant de 2,2% par an.
L'équipe de Michael Raupach considère qu'un traité post-Kyoto sur le changement climatique devrait aborder le problème de manière différente. Néanmoins, malgré la hausse des émissions de carbone, les chercheurs insistent sur le fait que le protocole de Kyoto a eu un certain impact positif, qui se traduit notamment par le fait qu'il existe un régime international applicable dans le domaine du climat, un système fonctionnel d'échange de quotas d'émissions de gaz à effet de serre et des systèmes de compensation pour les émissions de carbone dans les pays en développement.