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CO2 : l’UE hausse le ton face à la Chine [FR]

Publié 15 juillet 2009
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climate change
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Cette semaine, la présidence suédoise a profité de ses premières négociations bilatérales sur le climat à la tête de l’UE pour signaler à la Chine que les économies émergentes allaient aussi devoir agir fermement pour réduire les émissions.

La délégation européenne en visite en Chine du 11 au 14 juillet était menée par le ministre suédois de l’Environnement, Andreas Carlgren. Il était accompagné par le commissaire européen à l’Environnement Stavros Dimas et le ministre espagnol de l’environnement, qui présidera les rencontres ministérielles européennes lors de la première moitié de l’année prochaine.

A l’occasion d’une rencontre avec Xie Zhenhua, responsable du comité chinois « Changement climatique et Coordination », et Zhou Shengxian, ministre de la Protection de l’environnement, la troika a réitéré l’appel de l’UE au pays en développement de réduire leurs émissions de 15 à 30 % par rapport aux niveaux prévus en 2020.

Les discussions avec la Chine font suite à la réunion la semaine dernière du Forum des économies majeures, où les 17 économies les plus émettrices – développées ou en développement – se sont engagés pour la première fois à limiter le réchauffement global à 2°C (EurActiv 10/07/09). Mais l’UE insiste pour que la Chine s’engage à l’objectif de 15-30 %, au cas où les Européens reverraient à la hausse leurs objectifs de réduction des émissions à 20 % par rapport aux niveaux de 1990 à Copenhague en décembre.

Si nous obtenons cet engagement, il sera possible pour l’UE d’envisager les 30 %, a déclaré Leif Holmberg, un conseiller politique de M. Carlgren.

Le ministre suédois de l’environnement estime que l’engagement de 2°C est important, mais qu’aujourd’hui, la communauté internationale devrait également discuter d’objectifs de moyen terme afin d’éviter de briser l’élan des discussions mondiales, a souligné M. Holmberg.

Bien que les Chinois n’aient pas directement rejeté les exigences de l’UE, ils ont sans surprise refusé certains points, a-t-il dit. Les négociations vont continuer à être rudes, car la Chine a souligné à plusieurs reprises que la responsabilité historique des émissions est surtout imputable aux pays industrialisés, qui devraient donc réduire leurs émissions de 40 %.

Le principal sujet de la visite, la coopération technologique, était par contre plus consensuel ; l’UE et la Chine se sont mis d’accord pour organiser de futurs séminaires sur le transfert de technologie, suite aux discussions de cette semaine. Une proposition européenne, demandant que tous les pays en développement esquissent des stratégies nationales de développement économes en carbone dans le cadre d’un nouveau régime climatique mondial, a poussé les pays en développement à demander assistance pour l’adoption des technologies propres.

En effet, des partenariats d’énergie propre sont au centre d’une attention renouvelée à l’approche de la conférence de Copenhague sur le climat. Le secrétaire américain au Commerce Gary Locke et le secrétaire américain à l’Energie Steven Chu sont aussi en Chine cette semaine, discutant des opportunités de coopération sino-américaine dans le secteur de l’énergie propre.

Aujourd’hui, nous sommes plus que jamais interdépendants avec la Chine depuis 30 ans, a déclaré M. Locke, soulignant les bénéfices mutuels des relations dans ce domaine.

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