Neuf Etats membres d’Europe centrale et de l’est souhaitent que le partage de la charge au niveau interne soit basé principalement sur la richesse plutôt que sur les émissions, puisque cela réduirait de manière significative leurs contributions. Mais la présidence suédoise cherche à parvenir à un accord sur une clef de distribution qui prendrait en compte en priorité le poids des niveaux d’émissions.
Le premier ministre hongrois Gordon Bajnai a déclaré que la proposition était inacceptable pour les Etats membres européens les moins prospères.
Cette coalition, menée par la Pologne, affirme que mettre l’accent sur les émissions donnerait aux pays comme la Suède un avantage majeur puisqu’elle est déjà l’une des économies les plus efficaces en énergie en Europe. Selon les calculs de la Commission européenne, si la clef de distribution était basée uniquement sur le PIB, la Suède paierait quasiment la même somme que la Pologne. Au contraire, en cas de combinaison « 75 % gaz à effet de serre et 25 % PIB » pour la clef de distribution, la Suède n’aurait à payer qu’environ un tiers de la contribution de la Pologne.
Si nous payons en fonction du PNB, la part du pays serait de 5 millions par an, alors que si nous payons en fonction des émissions, elle serait de 38 millions, a déclaré un diplomate bulgare cité par le quotidien Trud.
L’accord est considéré comme crucial pour débloquer les négociations de l’ONU, afin de parvenir à un nouveau traité climatique pour remplacer le Protocole de Kyoto en décembre à Copenhague.
De plus, les négociations pour les financements rapides sur la période précédant l’entrée en force du nouveau traité, attendue entre 2010 et 2012, bloquent sur les revendications de ces neuf pays disant que les contributions à ces fonds devraient être volontaires. La Commission européenne estime que le financement international doit se monter à environ 5-7 milliards d’euros par an, et l’UE pourrait y contribuer au moins à hauteur de 500 millions d’euros (EurActiv 11/09/09).
La présidence suédoise espérait un accord qui aurait engagé tous les Etats membres de l’UE à contribuer en partie aux coûts anticipés.
Les chefs d’Etat et de gouvernement vont retourner à la table de négociation aujourd’hui pour essayer de se mettre d’accord sur une nouvelle proposition de la présidence suédoise. Cette dernière envisage que les contributions de l’UE, tant pour les financements rapides que pour ceux à long terme, prendront en compte les contraintes financières des Etats membres les plus pauvres, selon les premiers éléments.
Nous espérons parvenir à un accord sur le financement climatique demain, a affirmé le président de la Commission européenne José Manuel Barroso après les négociations d’hier.



