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5 septembre 2008
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Enquête : le changement climatique reste ignoré dans la stratégie de nombreuses entreprises [FR][en][de

Publié: lundi 18 février 2008   

Selon les résultats d’une récente enquête menée par McKinsey, alors que la plupart des chefs d’entreprise estiment importants les risques et les opportunités du changement climatique, plus d’un tiers des multinationales n’incluent que trop rarement, voire pas du tout, cette question dans leur stratégie d’ensemble.

Contexte:

Depuis que les chefs d’Etat européens se sont engagés, en mars 2007, à réduire de 20 % les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020, un débat fait rage à Bruxelles : les ambitions de l’UE en matière de faible intensité de carbone vont-elles menacer la compétitivité des industries tout en entraînant des suppressions d’emploi et une augmentation des prix pour les consommateurs ?
Suite aux engagements de mars, les propositions du 23 janvier 2008 de la Commission visant à renforcer  le système européen d’échange de quotas d’émissions (système ETS), tout en augmentant  l’utilisation des énergies renouvelables dans l’UE, ont exacerbé le débat, l’annonce de réglementations plus strictes et de nouvelles règles ayant en effet alarmé de nombreux secteurs.      

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Autres articles:

Près de 70 % des cadres dans le monde considèrent le changement climatique comme important, non seulement pour la réputation de leur entreprise, mais également pour des éléments principaux de leur activité, comme le développement de produit ou les prévisions d’investissements, d’après une enquête Pdf external effectuée en décembre 2007 par le cabinet international de consulting McKinsey et intitulée « How companies think about climate change ».

Cependant, d’après le cabinet McKinsey, relativement peu d’entreprises semblent mettre en pratique l’importance qu’elles accordent au changement climatique. De nombreuses entreprises ne tiennent compte du changement climatique qu’occasionnellement, au mieux lorsqu’il s’agit de la réputation et des marques de l’entreprise, du développement de nouveaux produits, ou de la gestion de questions environnementales. 
Cette enquête a été menée auprès de 2 192 cadres, dont près de 600 PDG, dans les domaines de la finance, de la fabrication, de l’énergie et de l’exploitation minière. 

Les préoccupations liées aux coûts d’exploitation ne suffisent pas à expliquer entièrement l’apparente réticence des entreprises à agir en conséquence, dans la mesure où 61 % des personnes interrogées considèrent que, avec une bonne gestion, les questions associées au changement climatique ont un effet positif sur les bénéfices. 

Les incertitudes sur le futur cadre juridique pourraient expliquer pourquoi de nombreuses entreprises ne prennent pas de mesures concrètes : la plupart des PDG s’attendent à des réglementations strictes dans leur pays dans les cinq prochaines années. Les personnes interrogées s’accordent généralement à dire que les effets de ces réglementations seront plus probablement négatifs que positifs sur les bénéfices. 

L’enquête montre également une absence de consensus dans de nombreuses entreprises sur le niveau de management qui devrait être responsable des décisions liées au changement climatique. Et 70 % des entreprises n’ont pas d’objectifs de performance organisationnelle dans ce domaine. Alors que les entreprises profitent généralement du changement climatique, cela indique que les avantages pour les membres individuels des entreprises ne sont pas clairs. 

Positions:

La Commission  justifie des réglementations et mesures strictes sur le changement climatique comme un des moyens destiné à créer les conditions d’une troisième révolution industrielle, caractérisée par la réduction des émissions de gaz à effet de serre et un développement plus durable, qui créera des milliers de nouveaux emplois et mettra l’Europe au premier plan en terme de concurrence internationale. 

Les partisans des plans de la Commission, notamment le prince de Galles (EurActiv 15/02/08), estiment que le secteur privé doit intensifier ses efforts, notamment par le transferts de sommes importantes aux pays en développement, par exemple, pour lutter contre la déforestation. 

Les groupes écologistes comme WWF, qui ont conclu des partenariats avec les entreprises, considèrent que les changements dans les pratiques des entreprises pour lutter contre le changement climatique sont essentiels. 

Pourtant, certains secteurs industriels affirment que des réglementations trop importantes auront pour seul effet de délocaliser les entreprises européennes hors d’Europe (EurActiv 27/11/08). Par exemple, d’après BusinessEurope, l’association représentant les intérêts des entreprises européennes, Bruxelles devrait davantage se concentrer et réaliser l’ensemble du potentiel des améliorations dans l’efficacité énergétique, que sur le renforcement du marché européen du carbone ou sur la réalisation d’objectifs difficiles en matière d’énergies renouvelables. 

Lors du 6ème European Business Summit (EBS – sommet européen des affaires), prévu le 21 et 22 février à Bruxelles (EurActiv 29/01/08), des parties prenantes clés exprimeront leur position sur la manière dont le secteur privé aborde les défis du changement climatique. 

Prochaines étapes:

  • 21-22 février 2008 : 6ème European Business Summit (EBS), Bruxelles.

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Lettres à l'éditeur
Limits to growth? Hush!
André Sautou, France
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