Li Gao a accusé les nations riches de ne pas conduire les négociations plus en avant comme cela avait été conclu à Bali en 2007, au lancement des négociations du successeur du Protocole de Kyoto.
Les pays développés n’ont ni assez de réponses actives aux propositions des pays en développement à propos des objectifs de réduction des émissions pour 2020, ni ne montre d’intérêt à fournir les fonds et les technologies pour aider les pays en développement à s’adapter au changement climatique, a déclaré Li Gao à l’agence de presse chinoise Xinhua.
Il a expliqué qu’au moment présent, le fossé entre les pays riches et pauvres demeurait important sur ces sujets, avec certains pays industrialisés lents à offrir des réductions d’émission et d’autres adoptant des objectifs bien en deçà de ce que demande la communauté internationale.
La Chine, ensemble avec d’autres pays en développement, a appelé les pays développés à s’engager à réduire leurs émissions d’au moins 40 % avant 2020, en comparaison des niveaux de 1990. Mais la plupart des pays industrialisés n’ont pas souscrit à cette exigence.
L’UE est la seule région à avoir fixé un objectif contraignant de 20 %, qu’elle a promis d’augmenter à 30 % si d’autres suivent son mouvement.
Le négociateur chinois a stigmatisé les Etats-Unis, qui selon lui retarde de 20 ans ses obligations issues de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. Le projet de loi climatique américain devant la Chambre des Représentants suggère de réduire les émissions de 17 % par rapport aux niveaux de 2005, ce qui est équivalent aux niveaux de 1990 : une réduction déjà imposée par la convention climatique aux nations industrialisées pour 2020, a-t-il expliqué.
De plus, certains pays développés sont arrivés avec des propositions qui sont en contradiction avec les principes du Protocole de Kyoto, ce qui est totalement inacceptable, a ajouté M. Li. Les tentatives d’imposer des réductions d’émissions mettent une charge sur certains pays e, développement et sont contraires au principe de responsabilité commune mais différenciée, menaçant les chances de parvenir à un accord acceptable à Copenhague, a-t-il déclaré.
Coopération technologique
M. Li a reproché aux pays développés de négliger leurs obligations au regard des technologies pauvres en carbone et les fonds dans le cadre de la convention ces dernières décennies. Il a affirmé qu’un développement inadéquat des technologies propres porterait un coup majeur aux efforts globaux pour combattre le changement climatique alors que les pays en développement s’industrialisent.
L’envoyé américain pour le changement climatique, Todd Stern, se trouve à Pékin cette semaine pour initier un partenariat sur le climat et l’énergie propre. Il a déclaré que les Etats-Unis sont prêts à faire la moitié du chemin pour satisfaire la Chine, d’après Reuters.
Selon les rapports qui arrivent de Chine, le vice-premier ministre Li Keqiang a salué la coopération améliorée lors d’une réunion avec M. Stern, lundi ; il a toutefois insisté sur les responsabilités différenciées quant au climat que les pays développés doivent assumer.



