Les écologistes ont critiqué l’indifférence des autorités grecques à l’égard du changement climatique, alors que d’importants feux de forêts ravagent le pays et menacent la périphérie de la capitale du pays, selon des médias grecs et internationaux.
Les pompiers grecs sont en pleine lutte contre les pires feux de forêt depuis 2007, alors que de forts vents attisent les flammes à la périphérie d’Athènes, forçant des milliers de personnes à évacuer et détruisant des zones forestières. Les autorités ont déclaré l’état d’urgence samedi (22 août). Cinq avions de lutte contre les incendies sont arrivés en Grèce en provenance d’Italie, de France et de Chypre afin d’aider à maîtriser la situation à la suite d’un appel des autorités grecques, qui craignent que le feu puissent avancer plus profondément dans l’antique capitale.
Les autorités doivent intensifier leurs efforts pour enrayer le changement climatique alors que les vagues de chaleur et les conditions de sécheresse créées par le phénomène en Grèce et dans d’autres pays méditerranéens conduisent à des feux de forêt plus importants et plus difficile à contrôler, a déclaré un porte-parole de Greenpeace le 24 août selon le quotidien grec Kathimerini.
En plus de toutes les autres répercussions du changement climatique, nous avons des incendies plus importants et plus intenses qui alimentent à leur tour le réchauffement climatique, a déclaré Natalia Tsigaridou, en référence aux conclusions d’un rapport établi par le bureau espagnol de Greenpeace. Le pays ibérique a également été dévasté par des feux de forêt ces dernières années.
Selon Miguel Soto, militant espagnol de Greenpeace, les feux de forêt s’intensifient et échappent à tout contrôle en Espagne et dans toute l’Europe du sud. M. Soto a expliqué que le problème avait été aggravé par les changements dans l’utilisation des sols, l’abandon de zones rurales et le manque de gestion effective des surfaces forestières.
Le rapport tire des parallèles entre les feux de forêt fatals qui ont brûlé le Péloponnèse et Evia lors de l’été 2007 en tuant plus de 70 personnes, et les incendies qui ont ravagé la région espagnole de Galice en août 2006. Après deux semaines de vents secs et de températures dépassant les 40 degrés Celsius […] une vague d’environ 3 000 feux ont détruit près de 190 000 hectares de forêts, note le rapport.
Dans ce qui pourrait apparaître comme une revanche de la nature, les feux ont détruit des maisons construites dans des zones anciennement considérées comme étant des parcs nationaux, comme Drafi. Leur construction avait été possible lorsque, dix ans auparavant, de terribles feux de forêt, prétendument d’origine criminelle, avaient exterminé une forêt vierge et permis le changement de statut du parc.