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Head of Unit - Corporate Services M/F (Grade AD 10)
Permanent representative in Madrid
Principal, Border Management Staff College (P5)
Stagiaire / Trainee - for the leading EU policy media
Junior Scientific and Technical Advisor
Assistant Communications & Public Affairs Departments
Mettre une annonceA l'issue d'intenses négociations, le groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) a publié un rapport proposant des options pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, tenus pour responsables du réchauffement cliamtique. La Commission l'a salué comme une confirmation du leadership de l'UE en la matière.
Le goupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) a été mis en place en 1998 par l'Organisation météorologique mondiale (OMM) et le programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE). Le rôle du GIEC est "d'évaluer, sans parti pris et de façon méthodique, claire et objective, les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique qui nous sont nécessaires pour mieux comprendre les fondements scientifiques des risques liés au changement climatique d’origine humaine, cerner plus précisément les conséquences possibles de ce changement et envisager d’éventuelles stratégies d’adaptation et d’atténuation".
Le GIEC a publié trois rapports d'évaluation depuis 1990. Ces rapports sont considérés comme une des sources les plus officielles des dernières conclusions portant sur le changement climatique et sont utilisés pour encourager un consensus international et orienter les actions politiques mondiales sur le changement climatique.
L'Union européenne se positionne en tête de la lutte contre le changement climatique, son système d'échange de quotas d'émission constituant l'initiative-phare. L'UE a mis en place toute une série de politiques relatives au changement climatique depuis 2000 (lire notre LinksDossier).
Les principales conclusions du 4ème rapport d'évaluation publié le 4 mai 2007 se trouvent dans le rapport du groupe de travail III intitulé "Atténuation du changement climatique".
Quelques esquisses de réponse au changement climatique sont présentées dans le rapport, aux côtés d'une évaluation de l'impact économique et social des efforts d'atténuation. Les rapports des autres groupes de travail abordent les fondements scientifiques utilisés pour évaluer le changement climatique et l'impact probable du changement climatique sur les populations humaines et les écosystèmes.
Le rôle des technologies dans l'atténuation du changement climatique est mentionné à plusieurs reprises pour différents secteurs, dont la construction, les déchets et l'agriculture. "Le déploiement d’un éventail de technologies qui sont sur le marché aujourd’hui, et de celles dont on attend la commercialisation dans les décennies à venir", d'après le rapport, amènera aux résultats les plus favorables. Les investissements initiaux dans les technologies pourraient engendrer des coûts significatifs, mais diminuer avec le temps grâce aux gains d'efficacité.
Les efforts d'atténuation des émissions de gaz à effet de serre peuvent libérer un "potentiel économique considérable". Les coûts résultant de l'atténuation peuvent être compensés, notamment "si les revenus de la taxation du carbone ou de permis d’émissions mis aux enchères dans le cadre d’un système de commerce de quotas d’émissions sont utilisés pour promouvoir des technologies sobres en carbone ou pour réformer des taxes existantes".
Selon le rapport, l'atténuation aura un effet négatif sur le PIB national si elle ne s'accompagne pas d’investissements appropriés dans les infrastructures et les technologies, et d'une réforme de l'imposition et du marché.
Si l'atténuation est mise en oeuvre correctement, le rapport soutient que maintenir l'élévation des températures mondiales à un niveau inférieur à 2°C coûterait environ 0,12% du PIB mondial annuel.
De manière moins encourageante, le rapport remarque qu'en dépit du nombre d'options pour parvenir à réduire les émissions de GES dans le secteur des transports, "l'effet peut être contrecarré par la croissance de ce secteur". La croissance des secteurs automobile et aérien, en d'autres termes, pourrait être plus rapide que celle des évolutions techniques dans le domaine de l'efficacité des carburants des avions et des véhicules, sachant que le potentiel des biocarburants dépend encore fortement des méthodes de production.
Le rapport soutient encore que l'atténuation dans le secteur des transports doit s'accompagner d'autres mesures, la réduction des émissions provenant des véhicules "étant souvent à bénéfices partagés avec le traitement de la congestion du trafic, de la qualité de l’air et de la sécurité énergétique".
Les progrès effectués au niveau des infrastructures énergétiques et autres sont généralement perçus comme un facteur significatif d'atténuation des GES. Pourtant les effets de certains progrès peuvent ne se ressentir qu'après des décennies. A cet égard, le rapport note qu'"il est souvent plus rentable d'investir dans l'amélioration de l'efficacité de l'utilisation finale de l'énergie que dans l'accroissement de la production d'énergie pour satisfaire la demande en services consommateurs d'énergie".
L'utilisation d'énergies renouvelables est bien évidemment encouragée dans ce rapport, mais au côté d'autres sources d'énergie dont le nucléaire.
Le rapport dépeint un portrait mitigé des avantages des instruments politiques, soutenant que tous les systèmes présentent des points positifs et négatifs. Les normes et règlementations, par exemple, pourraient fournir une certaine certitude sur les niveaux d'émission autorisés mais elles "pourraient ne pas encourager l'innovation et les technologies plus avancées".
Les adaptations au niveau du style de vie que chaque individu doit effectuer sont également mentionnées dans le rapport comme un facteur d'atténuation des GES déterminant.
Le commissaire chargé de l'environnement, Stavros Dimas, a favorablement félicité les conclusions du GIEC pour avoir entièrement soutenu "la vision de l'UE selon laquelle les pays développés doivent réduire leurs émissions de GES jusqu'à 30% en dessous des niveaux de 1990 d'ici 2020", qui reflète l'engagement indépendant pris par l'UE en janvier 2007.
Catherine Pearce des Amis de la Terre estime que le rapport du GIEC présente "de nouvelles preuves évidentes que les gouvernements doivent engager des actions le plus rapidement possible". Les Amis de la Terre soutiennent également qu'au-delà des innovations technologiques, une "série d'efforts d'atténuation est nécessaire, notamment des changements au niveau du style de vie et des modes de consommation non durables dans les pays développés et riches".
Une vision plus critique du rapport a été émise par les Verts au Parlement européen, qui ont qualifié le rapport de "malheureusement très conservateur dans ses conclusions", et ne prenant pas en considération "les changements de style de vie nécessaires" pour lutter contre le changement climatique.