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30 novembre 2009
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Mauvaise passe en vue pour les négociations climatiques internationales [FR][en][de

Publié: lundi 30 mars 2009   

Des centaines de délégués se sont rassemblés dimanche (29 mars), à Bonn, à l’occasion du premier cycle de négociations internationales visant à préparer l’adoption d’un accord post-Kyoto en décembre. Mais la plupart des experts ont convenu qu’un accord détaillé ne devrait pas se dégager avant la fin de l’année. 

Contexte:

Au mois de décembre prochain à Copenhague, la communauté internationale devra se mettre d’accord sur un nouvel accord international sur le climat en remplacement du protocole de Kyoto qui arrive à échéance en 2012. 

La conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), qui s’est tenue à Poznań du 1er au 12 décembre 2008, représentait l’étape à mi-parcours des négociations internationales. Le programme approuvé à Poznań appelle à ce que les propositions soient présentées en février et que le document de négociation soit mis en avant en juin.

Les discussions sur les réductions d’émissions que les pays industrialisés doivent atteindre dans le cadre du protocole de Kyoto après 2012 se concentreront sur des questions telles que l’échelle des réductions, les améliorations au système d’échange de quotas d’émissions et au mécanisme de titre compensatoire du protocole de Kyoto, la modification de l’utilisation des terres et des forêts. 

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La première session de négociations de cette année est cruciale pour rapprocher le monde d’une solution politique au changement climatique, a déclaré Yvo de Boer, secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). L’heure tourne et les pays ont toujours beaucoup de travail à faire, a-t-il ajouté. 

La plupart des négociations de cette année tourneront autour de l’accord des pays industrialisés sur des objectifs ambitieux de réduction des émissions. 

Le représentant américain sur le changement climatique, Todd Stern, a reconnu hier (29 mars) que son pays avait une responsabilité unique en tant que plus important émetteur historique de gaz à effet de serre, ce qui a créé un problème qui menace le monde entier. 

Nous sommes très heureux d’être de retour, nous souhaitons rattraper le temps perdu et nous sommes saisis par l’urgence de la tâche a-t-il indiqué aux 2600 délégués. 

Les pays industrialises ralentissent les négociations ?

Ces dernières semaines, toutefois, des hauts responsables de l’administration Obama ont averti que le président pourrait avoir besoin de six mois supplémentaires pour obtenir le soutien national à toute proposition. 

En effet, les Américains préféreraient avoir le feu vert du Congrès et craignent que si les Etats-Unis signent un accord sans l’approbation de la Maison Blanche et du Sénat, il en résulterait une réaction nationale violente, comme cela a été le cas pour le protocole de Kyoto, signé par le président Clinton mais jamais ratifié (EurActiv 19/12/08). 

En conséquence, la plupart des délégués et des représentants de l’ONU semblent convenir que c’est un accord-cadre portant sur de grands principes qui se fera probablement jour à Copenhague, remettant la discussion sur les détails à 2010. 

D’autres pays ont également demandé plus de temps. Le Japon a déclaré qu’il ne mettra pas en place un système national d’échange de quotas d’émissions avant juin. La Russie et l’Ukraine doivent également faire leurs propositions. 

Progrès timides vers un accord … 

Généralement, les pays n’ont fait aucune proposition spécifique sur le fonctionnement pratique de l’accord de Copenhague, selon les propos qu’Yvo de Boer, responsable du climat auprès des Nations unies, a récemment tenus à EndsEurope, se référant aux propositions soumises par différents pays. Mais il a précisé qu’il attendait beaucoup du premier cycle de réunions à Bonn. 

Selon des représentants proches de la table des négociations, la réunion de Bonn abordera surtout les aspects pratiques du fonctionnement éventuel du nouveau traité, y compris le contrôle et la vérification des actions de mitigations des pays en développement.

Un des traits caractéristiques du document préparatoire aux négociations de Bonn est une proposition, soumises par la Corée du Sud et l’Afrique du Sud, et soutenue par l’UE, visant à établir un registre international des actions de mitigation des pays en développement, tels que la Chine et l’Inde, et de les comparer aux promesses de soutien financier ou technologique des pays développés. 

Des pays convergent sur la manière dont le registre pourrait fonctionner comme partie des négociations climatiques internationales, a déclaré M. de Boer la semaine dernière. Toutefois, ils sont loin d’atteindre un consensus sur le financement par les pays développés de la mitigation des gaz à effet de serre, ni sur la réforme, proposée par les Nations unies, du mécanisme de développement propre (MDP), un système qui permet aux pays développés de financer des projets dans des pays en développement et de demander en retour des crédits de carbone. 

Réduction d’émissions : distribution et classification

Il y a une forte résistance face à la nouvelle classification des émissions des pays en fonction du PIB ou d’autres critères. Le texte préparatoire dispose qu’une voix plus constructive vers un résultat consensuel à Copenhague serait de considérer la différenciation des actions de mitigation comme une compétence nationale dans un contexte national, et d’encourager les moyens les plus ambitieux d’atteindre ces actions, via le leadership, la coopération, les incitations et la négociation. 

En janvier, une communication Pdf external de la Commission européenne a proposé de prendre en compte quatre critères pour le calcul des contributions de chaque pays : le PIB par habitant, les émissions par unité de PIB, les tendances des émissions entre 1990 et 2005 et les tendances démographiques entre 1990 et 2005 (EurActiv 29/10/09). 

Après Bonn cette semaine, les négociateurs se rencontreront de nouveau en juin, à Bonn, et à Bangkok, à l’automne, avant de se réunir à Copenhague. 

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