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Les principaux émetteurs promettent plus de négociations sur le climat [FR][en][de

Publié: lundi 21 avril 2008   

Les plus grands émetteurs de gaz à effet de serre du monde se sont réunis la semaine dernière pour discuter des niveaux de réduction des émissions et des montants considérables nécessaires pour stimuler le développement plus écologique. Lors de cette rencontre de deux jours, ils ne sont néanmoins parvenus à aucun engagement ou accord clair.

Des délégués des Etats-Unis, de l’Australie, du Brésil, du Royaume-Uni, du Canada, de la Chine, de la France, de l’Allemagne, de l’Inde, de l’Indonésie, de l’Italie, du Japon, de la Corée du Sud, du Mexique, de la Russie et de l’Afrique du Sud se sont réunis hier pour une réunion des principaux émetteurs à Paris les 17 et 18 avril, pour discuter du changement climatique.

D’après l’AFP, suite à la réunion, Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes, a déclaré aux journaliste que les dirigeants étaient parvenus à un consensus sur la nécessité de fixer des objectifs à long et moyen terme concernant la réduction des gaz à effet de serre. Il a cependant déploré qu’à ce stade des négociations, aucun objectif quantifié n’ait été fixé.

Des divergencesexternal  d’opinions ont notamment été constatées entre l’UE et les Etats-Unis concernant le niveau des engagements de réduction des GES nécessaires pour freiner les catastrophes principales liées au changement climatique telles que l’augmentation du niveau des mers, la désertification et les événements climatiques extrêmes.

Des investissements annuels d’au moins 127 milliards d’euros seraient nécessaires pour pallier aux pires effets du changement climatique, selon un rapport présenté par la délégation d’Afrique du Sud. D’après des communiqués de presse, les données présentées dans le rapport ont inspiré les discussions « intenses » entre les délégués.

Le président français Nicolas Sarkozy a également fait référence aux menaces de déplacement de population et aux violents conflits causés par la concurrence face à la diminution des ressources, aggravées par les mauvaises récoltes agricoles liées au réchauffement de la planète.

Les 16 pays, responsables de 80% des émissions de gaz à effet de serre (GES), ont annoncé qu’ils organiseraient d’autres réunions en mai et juin, même si aucune date précise n’a encore été fixée.

Une première réunion des 16 pays avait été organisée en septembre 2007 par le président américain George Bush, dans le cadre des efforts des Etats-Unis pour gagner un soutien en faveur d’un accord mondial sur le changement climatique qui ciblerait le développement de technologies propres plutôt que des réductions d’émissions de GES contraignantes.

Les Etats-Unis espèrent assurer un accord mondial sur le changement climatique comme une solution alternative aux négociations menées par l’ONU, lancées à Bali en décembre 2007, sur un successeur au protocole de Kyoto. Washington n’a jamais ratifié le protocole de Kyoto original et reste opposé à un accord international sur la réduction des GES en l’absence d’engagements fermes de la Chine, qui en 2007 avait dépassé les Etats-Unis en terme d’émissions totales de GES.

L’UE soutient néanmoins l’expansion d’un marché international du carbone dans le cadre d’un engagement international visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) de 25% à 40% d’ici 2020, comparé aux niveaux de 1990.

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