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Experts scientifiques et délégués gouvernementaux ont adopté le résumé du second rapport du 2007 du GIEC sur le changement climatique, selon lequel le réchauffement climatique serait déjà en cours et affecterait d'abord les plus démunis.
Le 6 avril 2007, les délégués gouvernementaux de plus de 100 pays ont débattu le rapport rédigé par des spécialistes du changement climatique, parvenant finalement à un compromis au terme d'une séance marathon nocturne. Plusieurs scientifiques ont exprimé leur colère vis-à-vis de certains changements exigés par les délégués gouvernementaux, menaçant de mettre fin à leur collaboration avec le GIEC.
Des délégués politiques en provenance des Etats-Unis, de la Chine et de l'Arabie Saoudite se sont offusqués de quelques formulations abruptes dans le projet de rapport original mais sont parvenus à reformuler une partie du contenu, attisant la colère et la frustration des scientifiques.
Pour une comparaison des deux versions, voir le projet de document
rédigé par les scientifiques et le compromis final
.
Même dans sa version de compromis amendée, le rapport intitulé "Conséquences du changement climatique, adaptation et vulnérabilité" présente quelques conclusions pénibles :
La conclusion la plus frappante du rapport se rapporte à l'hypothèse avançant que les régions les plus pauvres du monde souffriront le plus des effets du réchauffement climatique.
Le président du groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), Rajendra Pachauri, a déclaré : "Les plus pauvres, et cela inclut les pauvres dans les sociétés prospères, seront les plus touchés".
Ce rapport constitue le deuxième d'une série de rapports connus sous le nom de "Quatrième rapport d'évaluation du GIEC sur le changement climatique". En février 2007, le premier rapport
sur la science du changement climatique concluait que les activités humaines étaient responsables à hauteur de 90% du changement climatique (EurActiv 02/02/2007).
Catherine Pearce, travaillant pour les Amis de la Terre, a indiqué : "A moins de prendre des mesures immédiates pour réduire les émissions, l'avenir sera bien plus sombre, condamnant la vie, les ressources et les foyers de millions de personnes dans les régions les plus pauvres du monde. Le changement climatique ne se résume plus à la question environnementale. Une catastrophe humanitaire est sur le point de se produire, menaçant finalement la sécurité et la survie dans le monde".
Le WWF a vivement recommandé aux gouvernements de prendre des mesures face à la crise émergente. Le directeur du programme sur le changement climatique du WWF, Hans Verolme, a mis en garde : "Rester inactif n'est pas une solution. Au contraire, cette attitude aura des conséquences désastreuses. Les pays industrialisés doivent simplement assumer leurs responsabilités et commencer à mettre en place des solutions".
Stéphanie Tunmore, une porte-parole de la campagne "Climat et énergie" auprès de Greenpeace International, a précisé : "Nous avons là un aperçu d'un avenir apocalyptique. A moins d'une action rapide et précoce, la Terre sera transformée par le changement climatique déclenché par les hommes. Ce que ce rapport démontre, c'est que nous manquons simplement de temps".