Alors que la conférence de Copenhague approche, la pression monte pour trouver un consensus au plus haut niveau politique sur le montant exact que l’UE souhaite mettre sur la table pour assurer un nouveau traité sur le changement climatique. L’UE a retardé cette décision depuis le printemps dernier, et le sommet de juin avait décidé que tous les détails seraient réglés lors du Conseil européen d’octobre.
Néanmoins, il semble de plus en plus improbable que les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE soient capables de présenter des sommes concrètes pour financer les réductions d’émission et les mesures d’adaptation climatiques dans les pays en développement, après que les ministres des finances aient échoué à se mettre d’accord la semaine dernière. Les discussions se sont heurtées aux objections des Etats membres de l’est, qui veulent des financements anticipés avant que le traité ne commence à être volontaire en 2013.
Des diplomates européens ont confié à EurActiv qu’il y avait un réel risque de ne parvenir à aucune conclusion sur le financement lors du sommet de cette semaine.
L’UE est toujours à la recherche de la meilleure tactique possible afin de s’assurer que les pays en développement ne traitent pas ses propositions comme une offre initiale et commencent à la négocier pour obtenir un meilleur accord, d’après un haut fonctionnaire. Ce dernier a constaté que l’un des plus grands Etats membres, la France, soutenait toujours que l’argent ne devait pas être mis sur la table pour le moment.
Si aucune décision financière n’est prise à ce moment là, les dirigeants européens feront une nouvelle tentative au Conseil européen les 10 et 11 décembre. On parviendrait alors juste à temps à un accord pour finaliser une position de négociation en vue de la conférence des Nations unies sur le climat, jours auxquels les dirigeants européens assisteront avant la fin de la conférence le 17 décembre.
Les surplus de crédit posent problème
Un autre point en suspens susceptible de figurer dans l’agenda des dirigeants est le traitement des crédits de pollution non utilisés qui restent du protocole de Kyoto (EurActiv 22/10/09). Dans l’UE, de nombreux pays de l’est sont assis sur de gros montant de crédits, appelés les Unités de quantité attribuées (UQA), puisque leurs émissions ont baissé depuis que la chute du communisme a mené à une désindustrialisation massive.
La Pologne, par exemple, a dit qu’elle serait capable de récolter le bénéfice de ses efforts pour construire de nouvelles infrastructures en vendant ses surplus après l’expiration du protocole de Kyoto en 2012. L’Allemagne, de son côté, a déclaré que tous les crédits non utilisés devraient être annulés.
Beaucoup va dépendre de la disposition de l’Allemagne à s’accorder avec la Pologne, à la fois en termes de surplus de permis mais également de financement, a dit un diplomate.
Les ministres de l’environnement ont échoué à trouver un accord la semaine dernière, déclarant qu’ils reviendraient sur la question plu tard.
Pendant ce temps, le ministre de l’environnement suédois Andreas Carlgren souhaite d’organiser un Conseil environnement extraordinaire fin novembre, afin d’aborder les questions en suspens, a appris EurActiv. La présidence suédoise attend actuellement de voir ce qui va ressortir des discussions du sommet de cette semaine, afin d’évaluer le nombre de réunions supplémentaires nécessaires.



