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La Norvège et l’UE intensifient leur coopération pour commercialiser la technologie de capture et de stockage du carbone (CSC), en dégageant au moins 140 millions d’euros pour les projets européens CSC et en explorant les possibilités de stocker le CO2 dans la mer du Nord.
Bien qu’elle ne soit pas membre de l’Union, la Norvège va allouer 20 % de ses contributions à l’Espace économique européen (EEE) pendant les cinq prochaines années à des projets de capture et stockage de carbone (CSC ; voir le LinksDossier d’EurActiv) dans des Etats membres sélectionnés, a annoncé le premier ministre Jens Stoltenberg mardi (27 mai).
L’UE est une force d’entraînement dans le développement et la mise en œuvre des technologies CSC. Dans le cadre de notre contribution totale pendant la prochaine période des mécanismes financiers de l’EEE, la Norvège souhaite allouer au moins 140 millions d’euros sur cinq ans pour soutenir les projets CSC dans les Etats membres sélectionnés, a déclaré M. Stoltenberg hier.
L’UE salue l’initiative de Stockholm pour aider l’Union à établir 12 projets pilotes CSC pour 2015 (EurActiv 12/11/08).
L’importance de la Norvège comme partenaire énergétique de l’UE ne pourra jamais être assez soulignée. Ce n’est pas seulement le deuxième plus important fournisseur de pétrole et de gaz de l’Europe, c’est aussi un acteur important sur le marché commun de l’énergie et un pionnier dans les technologies d’énergie propre comme les CSC et les énergies renouvelables, a déclaré le commissaire européen à l’Energie Andris Piebalgs après une rencontre hier avec le ministre norvégien du Pétrole et de l’énergie, Terje Riis-Johansen, dans le cadre du dialogue énergétique entre l’UE et la Norvège.
Le Premier ministre a annoncé en avril que la Norvège prévoyait de devenir le premier pays au monde à être neutre en carbone en 2050. Elle a fait des CSC un de ses instruments prioritaires pour combattre les émissions.
Explorer la Mer du Nord à la recherche d’espaces de stockage
Le ministre de l’Energie, Riis Johansen, a aussi rencontré le ministre d’Etat britannique pour l’Energie et le changement climatique, Lord Hunt, pour discuter de l’utilisation de la mer du Nord comme espace de stockage pour le carbone capturé des installations polluantes.
Les deux pays ont commandé une étude pour examiner quand il deviendrait possible d’utiliser le fond de la mer pour enterrer le dioxyde de carbone et comment cela peut être préparé à l’avance.
Le but de cette étude sera de construire un profil pour toute la Mer du Nord, évaluant le potentiel de stockage de chaque pays et les projections attendues des volumes et endroits de flux de CO2, contre un prix en hausse du carbone, ont déclaré des officiels dans un communiqué.
Le Royaume-Uni et la Norvège prévoient aussi d’assister les autres gouvernements européens dans leur tentative de mettre oeuvre cette technologie.