EurActiv Logo
Actualités & débats européens
- dans votre langue -
Actualités en Bulgarie
Actualités en Turquie
Actualité en Allemagne
Actualités en Espagne
Actualités en France
Actualités au Royaume-Uni
Actualités en Pologne
Actualités en République tchèque
Actualités en Slovaquie
Actualités en Hongrie
Actualités en Roumanie
Actualités en Serbie
Greece News
Italy News
Bulgaria Turkey Germany Spain France United Kingdom Poland Czech Republic Slovakia Hungary Romania Serbia Greece Italy
EurActiv.com Réseau

TOUTES LES RUBRIQUES

Avancées de l'UE et de la Pologne dans le conflit sur les quotas de carbone

Publié 20 avril 2010
Version imprimableEnvoyer à un ami

La Pologne a tenu bon sur la question des quotas de carbone alors que la Commission européenne a accepté hier (19 avril) son plan révisé pour allouer les permis d'émission. L'accord maintient le nombre de permis proposé à l'origine par la Pologne malgré les objections de la Commission.

L'exécutif de l'UE a déclaré que le nouveau projet, soumis par la Pologne pour la seconde phase du système d'échange d'émission de l'UE (UE ETS) de 2008 à 2012, remplissait les exigences de la directive.

Cette décision marque un tournant dans le combat mené par plusieurs pays d'Europe centrale et de l'est pour augmenter le plafond imposé par l'UE ETS et soulager le poids de ce système pour leurs industries.

En 2007, l'exécutif de l'UE a rejeté le plan d'allocation national polonais (PAN), qui fixait ses allocations d'émissions totales et soulignait la manière dont le pays entendait les distribuer aux usines individuelles concernées par le système.

Sa principale objection était que les pays entendaient allouer trop de permis à leurs opérateurs. Il avait donc demandé à la Pologne de déduire ses allocations de 26,7 % pour atteindre 208,5 millions.

Cependant, la décision de la Commission a été cassée par le Tribunal de première instance de l'UE en septembre 2009. Le tribunal a estimé que les Etats membres pouvaient prendre seuls la décision finale quant au nombre total de permis à allouer, et a jugé que l'exécutif de l'UE avait fait une mauvaise utilisation de ses pouvoirs.

La Commission s'est entêtée dans son rejet du plan d'allocation du pays en décembre, expliquant qu'il violait les critères fixés par la directive UE ETS. Cependant, soucieuse de ne pas aller à l'encontre de la décision de justice, elle n'a pas spécifié les changements qui étaient nécessaires pour rendre le nouveau plan acceptable.

La Commission a déclaré qu'elle avait décidé de ne pas soulever d'objection au nouveau plan soumis par la Pologne puisqu'il respectait les termes de la directive. En réalité, il change seulement quelques règles techniques gouvernant les réserves de permis non alloués aux entreprises, a-t-il ajouté.

Le nombre total de permis reste de 208,5 millions de tonnes par an, comparé aux 285 millions de tonnes originellement proposées par la Pologne.

Entre temps, un appel de la Commission contre la décision du Tribunal de première instance est pendant devant la Cour de justice de l'UE.

L'appel reste en place et la Commission décidera plus tard si elle souhaite le retirer, a déclaré un porte-parole de la Commission.

La commissaire à l'action climatique Connie Hedegaard a décrit cette décision comme étant une issue qui fait plaisir à tout le monde.

Je salue chaudement la décision de la Pologne de soumettre un plan d'allocation cohérent avec la méthodologie utilisée par tous les autres Etats membres. La décision de la Commission a levé une certaine incertitude pour les entreprises polonaises et, encore plus important, maintient l'intégrité environnementale du système d'échange d'émission de l'UE, a-t-elle dit.

Les analystes ont fait part d'inquiétudes sur les prix des permis de l'UE, craignant qu'ils ne chutent si le plafond d'émissions de l'UE ETS devenait plus flexible.

Les données européennes les plus récentes montrent que les émissions industrielles ont baissé de 11 % en 2009, les ramenant sous le plafond de l'UE ETS (EurActiv 02/04/10). Cela a attiré les critiques des lobbies verts selon lesquels le plafond n'est pas assez contraignant.

Contexte : 

La Slovaquie était le premier Etat membre à se porter devant la justice à l'encontre de la Commission européenne, sur ce qu'elle considère comme des obligations draconiennes de réductions des émissions de CO2 prévues dans le cadre du système communautaire d'échange de quotas d'émission de l'UE (EU ETS).

Ce cas a ouvert la voie à un grand nombre d'affaires du même type défendues par les pays voisins, qui ont revendiqué que les limites étaient trop basses et porteraient préjudice à leur économie. La méthode de calcul des plafonds de carbone a été remise en question par plusieurs gouvernements.

En vertu de l'EU ETS, les Etats membres proposent des plans d'allocations nationaux avec des limites d'émissions de CO2 pour leurs industries. La Commission rend alors des décisions pour les plans de chaque Etat membre. Les dernières séries d'allocations concernent la période 2008-2012.

Le 23 septembre 2009, le Tribunal de première instance a statué dans le cas de la Pologne et de l'Estonie que la Commission avait fait un usage excessif de son pouvoir en imposant un plafond aux émissions de carbone (EurActiv 24/09/09).

A lire aussi

More in this section

Publicité