Les biocarburants sont considérés comme la source d'énergie générant le moins de carbone car théoriquement leur utilisation n'émet pas plus de CO2 que la quantité absorbée pendant la croissance de la plante. De plus, les biocarburants peuvent aider à réduire la pollution de l'air et les déchets.
Selon la Commission, ces biocarburants permettront de créer des emplois et d'ouvrir de nouvelles sources de revenus pour les agriculteurs. Ils contribueront également à respecter les objectifs de Kyoto et à diversifier le bouquet énergétique européen.
De nombreuses ONG, toutefois, soutiennent que la production de biocarburants pourrait en définitive avoir des effets néfastes, pour plusieurs raisons :
- Des terres, sources principales d'alimentation dans de nombreux pays pauvres du Sud, pourraient être remplacées par des plantations servant à fabriquer des biocarburants, les Européens comptant sur la "culture automobile" et conduisant au remplacement de la forêt amazonienne par des plantations de soja.
- Certains ont argumenté que la production de ces biocarburants consommait plus d'énergie qu'ils n'en fournissaient eux-mêmes.
- La construction d'infrastructures d'accès à ces plantations dédraderait davantage l'environnement.
- L'usage sur ces plantations de certains produits chimiques est également critiqué pour son impact nuisible sur la santé humaine.
- Enfin, le recours à des récoltes génétiquement modifiées pour produire des biocarburants est également très controversé.
Pour résoudre certains de ces problèmes, la Commission envisage de promouvoir le développement de biocarburants qualifiés de "deuxième génération", qui sont produits à partir de lignocellulose, de résidus de bois, de pailles de céréales, de sciure, d'écorces de bois et de fumier.
Elle estime qu'ils sont plus adaptés que les biocarburants actuels de "première génération", principalement issus de récoltes, comme le sucre de betterave et les grains de raisin, car ils sont perçus comme moins couteûx, plus favorables en matière d'équilibre de gaz à effet de serre, donnant un meilleur rendement energétique et un carburant de meilleure qualité.
De plus, la possibilité d'utiliser une plus grande palette de ressources naturelles signifie qu'ils feront moins concurrence aux productions alimentaires (voir la consultation publique sur les biocarburants de la Commission). Toutefois, les technologies de "deuxième génération" n'en sont encore qu'au stade du développement.



