L'utilisation accrue des énergies renouvelables, le nucléaire et une meilleure efficacité énergétique n'ont pas suffi à répondre à l'augmentation de la demande mondiale en électricité et en transport, en particulier dans les pays en développement.
La récession et l'effondrement de l'ancien bloc soviétique ont aidé les pays industrialisés à réduire leurs émissions globales de gaz à effet de serre ces vingt dernières années, et ils devraient par conséquent parvenir à atteindre leur objectif commun du protocole de Kyoto, qui correspond à une réduction de 5,2 % des émissions d'ici 2012.
La croissance économique constante de pays tels que la Chine et l'Inde, conjuguée à la reprise économique en Europe et en Amérique du Nord, a contribué à une augmentation record de 5,8 % des émissions mondiales de CO2 entre 2009 et 2010.
Ces chiffres rappellent l'importance des négociations informelles visant à tenter de trouver un accord qui succèdera au protocole de Kyoto lors du sommet du changement climatique, qui aura lieu à Durban en novembre et décembre prochains.
Dans l'UE du moins, les émissions de CO2 sont inférieures, en valeur absolue, à leur niveau d'avant la crise économique de 2008, soit 4 milliards de tonnes en 2010 contre 4,2 milliards de tonnes en 2007. Toutefois, les émissions de la plupart des grandes économies ont augmenté de manière significative au cours de cette même période.
A l'heure actuelle, les Etats-Unis émettent 16,9 tonnes de CO2 par habitant et par an, soit plus du double de l'UE, qui en émet 8,1 tonnes. En comparaison, les émissions de CO2 par habitant et par an de la Chine s'élèvent à 6,8 tonnes, soit toujours moins que la moyenne de l'UE, mais désormais autant que l'Italie.
Ces chiffres ont été publiés aujourd'hui dans un rapport intitulé « Long-term trend in global CO2 emissions » (en français : « Tendance à long terme des émissions mondiales de CO2 »), rédigé par le CCR et le PLB, l'agence d'évaluation environnementale des Pays-Bas.
Les données qui y figurent s'appuient sur les récents résultats de la base de données des émissions pour la recherche atmosphérique mondiale (EDGAR), et les dernières statistiques relatives à l'utilisation de l'énergie.




