La commissaire européenne à l'action pour le climat, Connie Hedegaard, a déclaré que cette somme de 14 milliards d'euros représentait une augmentation de 20 % par rapport au paquet précédent, ce qui témoigne de l'engagement de l'UE à verser sa juste part du financement à long terme pour le climat.
Mais elle a tout de même émis des réserves : « L'UE et d'autres économies avancées seront aux prises avec des contraintes budgétaires dans les prochaines années. »
« Les subventions pour le climat ne peuvent donc pas provenir uniquement des fonds publics. Nous avons besoin de sources de financement innovantes, surtout dans le secteur privé et les marchés du carbone », a-t-elle expliqué.
Cette annonce intervient alors que les négociations à Durban sur l'élaboration et le lancement en 2020 d'un Fonds vert pour le climat de 100 milliards de dollars (74,5 milliards d'euros) sont dans l'impasse.
Une ébauche de proposition qui circulait dans la ville sud-africaine de Durban le 6 décembre suggérait de lever des fonds par le biais d'une taxe sur les émissions de dioxyde de carbone dans le secteur maritime mondial.
Les participants se sont toutefois montrés sceptiques face à un accord de cette nature.
Le financement mondial pour le climat
Le 6 décembre, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) basée à Paris a également déclaré que 22,9 milliards de dollars (17 milliards d'euros), soit 15 % de son fonds d’aide au développement, avaient été attribués à la lutte contre le réchauffement climatique dans les pays en développement en 2010.
Un tiers de cette somme a servi à aider les Etats pauvres à s'adapter aux effets du changement climatique comme la sécheresse ou les inondations.
Le reste, 17,6 milliards de dollars (13 milliards d'euros) a été consacré aux mesures d'atténuation du climat pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre dans les économies émergentes. Ce chiffre représente une hausse de 69 % par rapport à 2009, selon l'OCDE.
« Pour l’avenir, nous encourageons les donateurs à faire une plus grande place aux considérations aussi bien d’atténuation que d’adaptation dans leurs politiques de développement », a déclaré dans un communiqué le secrétaire général de l'OCDE, Angel Gurria.




