Une étude réalisée par cette organisation a révélé des niveaux « inquiétants » de produits chimiques présents dans un échantillon de neuf maillots testés, dont six contenaient du plomb, un métal lourd. Dans les maillots de l'Espagne et de l'Allemagne, le plomb dépasse le niveau recommandé pour les produits destinés aux enfants, affirme le BEUC.
Les équipes du Portugal et des Pays-Bas joueront avec des maillots contenant du nickel. Quant à la Pologne, ses maillots « devraient même être interdits dans les boutiques, car ils contiennent un composé d'organo-étain (utilisé pour éviter les odeurs de sueur) dans des doses plus élevées que la limite légale », peut-on lire dans le communiqué de l'organisation.
Les organostanniques peuvent être toxiques pour le système nerveux.
Pire encore, le nonylphénol, qui peut perturber le système endocrinien et est interdit dans les eaux usées en raison de son effet nocif sur l'environnement, a été trouvé dans des maillots en Espagne et en Italie.
« Les fans de football payent jusqu'à 90 € pour le maillot de leur équipe favorite. Le moins qu'ils puissent attendre, c'est d'avoir un produit fiable et de qualité », a soutenu Monique Goyens, la directrice du BEUC.
« Il est inexplicable que les métaux lourds soient utilisés dans des produits de consommation de masse. Il s’agit clairement d’un acte criminel par les fabricants d’utiliser des substances nocives autant pour les personnes que pour l'environnement », a-t-elle ajouté.
Le Conseil européen de l'industrie chimique (CEFIC) a fait savoir qu'il ne répondrait pas à l'étude du BEUC avant de l'avoir analysée en profondeur.
Par ailleurs, la Commission européenne prépare actuellement sa révision du règlement REACH de 2007, qui enjoint pour la première fois les fabricants de produits chimiques à enregistrer leurs produits et à les soumettre à une évaluation avant d'être autorisés.
Mme Goyens a déclaré que les tests du BEUC prouvaient que la réglementation en vigueur était « inadaptée ».


