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Le directeur de l'AIEA demande des tests nucléaires rapides

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Publié 21 juin 2011

Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a demandé que des tests de sécurité aléatoires soient effectués au cours des 18 prochains mois sur les réacteurs nucléaires de la planète, afin d'éviter une répétition de la crise atomique japonaise.

Je propose que les pays disposant du nucléaire soient tenus d’accepter des évaluations systématiques et régulières par des pairs » a affirmé Yukiya Amano, directeur général de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA).

« L’agence pourrait effectuer un examen de sûreté international d’une centrale nucléaire sur 10 à travers le monde, disons sur une période de trois ans ».

L’UE a déjà accepté d’entreprendre des simulations de crise pour évaluer la préparation des réacteurs européens aux catastrophes naturelles et aux erreurs humaines.

Yukiya Amano s’est exprimé à l’ouverture de la conférence de l’AIEA à Vienne, le 20 juin ; il a proposé des contrôles inopinés pour s’assurer que les centrales nucléaires puissent résister à des événements météorologiques extrêmes, tels que des tsunamis et des tremblements de terre.

Toutefois, cette idée pourrait s’avérer controversée dans la mesure où certains États craignent que la sûreté nucléaire ne soit plus une compétence nationale.

Le directeur de l’AIEA, ancien diplomate japonais, a déclaré que la majorité du travail d’investigation incomberait aux gouvernements nationaux, mais que l’agence des Nations Unies jouerait un plus grand rôle.

« Une évaluation par l’AIEA de chacune des 440 centrales nucléaires en fonctionnement en seulement quelques années n’est pas réalisable. C’est pourquoi je propose un système fondé sur la sélection aléatoire ».

La crise japonaise a déclenché une remise en question des politiques énergétiques à travers le monde, illustrée par la décision de l’Allemagne de mettre tous ses réacteurs à l’arrêt d’ici à 2022 et par le vote de l’Italie en faveur de l’interdiction du nucléaire pour plusieurs dizaines d’années.

Selon des diplomates, lors de la conférence du 20 au 24 juin, les pays membres de l’AIEA vont tenter de mettre en place une stratégie visant à améliorer la sécurité nucléaire mondiale, en dépit des divergences quant au degré d’action internationale nécessaire.

La Russie souhaite rendre les normes de sûreté de l’AIEA plus contraignantes, et Sergei Kiriyenko, à la tête de l’agence de l’énergie atomique du pays, s’est dit « ravi » des propositions de Yukiya Amano. D’autres pays se sont toutefois montrés moins enthousiastes.

Les représentants japonais se sont vus attaquer quant à leur gestion de la situation et les autorités ont reconnu que des normes laxistes et un manque de surveillance avaient contribué à la catastrophe.

Trois réacteurs de la centrale ont fondu lorsque le système de refroidissement est tombé en panne, ce qui a causé une fuite radioactive et nécessité l’évacuation de 80 000 personnes.

« La confiance de la population dans la sûreté nucléaire a été sérieusement mise à mal », a déclaré Yukiya Amano.

« Toutefois, le nucléaire reste important pour de nombreux pays, il est donc impératif que des mesures de sûreté plus strictes soient mises en œuvre partout ».

EurActiv avec Reuters – Article traduit de l'anglais

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