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Le dirigeant d’ExxonMobil dénonce les craintes liées au changement climatique

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Publié 02 juillet 2012, mis à jour 14 décembre 2012

Les inquiétudes liées au changement climatique sont excessives. Les changements de températures et l’élévation du niveau de la mer devraient être considérés comme des problèmes techniques. C’est ce qu’a affirmé le dirigeant du géant pétrolier ExxonMobil.

« Je n'accepte pas le sentiment de panique entretenu par les partisans du « il faut arrêter ça » », a déclaré Rex Tillerson, le directeur exécutif d'ExxonMobil, lors d'un discours prononcé mercredi (27 juin).

La pauvreté dans le monde devrait être une priorité internationale plus importante que la réduction des émissions de carbone, car trouver une solution à ce problème pourrait permettre à des milliards de personnes en situation de précarité énergétique d'accéder à des ressources en pétrole et en gaz, selon lui.

« Ces gens adoreraient brûler des carburants fossiles, car leur qualité de vie s'en trouverait infiniment meilleure », a-t-il affirmé.

« On pourrait sauver des millions et des millions de vies en permettant l'accès aux carburants fossiles dans les régions où ils ne sont pas utilisés », a ajouté M. Tillerson.

Il a proposé d'adapter les effets du changement climatique par le biais de mesures techniques plutôt que de tenter de les empêcher en éliminant les carburants fossiles.

Les Hommes se sont toujours adaptés au changement, les gouvernements devraient se tourner vers des politiques d'adaptation à la montée des températures de la planète.

« Les changements de conditions météorologiques qui affectent la rotation des cultures ? Nous nous y ferons. Il s'agit d'un problème technique auquel une solution technique sera trouvée », a expliqué M. Tillerson lors d'une présentation au Conseil américain sur les relations extérieures à New York.

M. Tillerson a tenu ces propos cinq jours après le sommet de Rio+20, lors duquel les dirigeants ont tenté de fixer des objectifs pour le développement durable, afin d'aider les populations évoquées par le magnat du pétrole.

C'est dans les pays les plus pauvres du monde que les populations seront le plus durement touchées par les effets du changement climatique, comme l'élévation du niveau des mers, des tempêtes de plus en plus fortes, des inondations et des sécheresses.

ExxonMobil, qui était l'un des plus fervents détracteurs de la recherche sur le changement climatique, a tout de même reconnu sous la direction de M. Tillerson que les émissions issues de l'activité humaine avaient contribué à la modification du climat de la planète.

L'entreprise soutient à présent les taxes sur les émissions de carbone.

Le Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat a toutefois souligné la nécessité d'atténuer le réchauffement climatique tout en s'y adaptant, notamment en limitant les émissions de carbone des carburants fossiles comme le pétrole.

Réactions : 

La secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, a déclaré lors du sommet de Rio : « Les gouvernements ne peuvent pas à eux seuls résoudre tous les problèmes auxquels nous sommes confrontés, du changement climatique à la pauvreté et aux pénuries énergétiques chroniques.

BusinessEurope, le groupe de pression des entreprises européennes, avance que face au changement climatique, il faut trouver une solution mondiale.

« Nous sommes [...] convaincus qu'en renforçant aujourd'hui de façon unilatérale son objectif de réduction de 20 % des émissions de carbone, l'Europe peinera à convaincre les autres régions du monde à suivre son exemple. En outre, cela enverrait de mauvais signaux à l'industrie européenne en ces temps de crise », a expliqué Jürgen R. Thumann, le président de BusinessEurope.

L'organisation Oxfam estime quant à elle qu'il faut s'assurer que les financements pour le climat accordés aux pays en développement viennent s'ajouter aux engagements actuels pour l'aide au développement et soient issus de fonds publics. 

« Seuls des financements publics peuvent venir en aide aux communautés luttant pour s’adapter au changement climatique et soutenir les pays pauvres dans l’élaboration de stratégies de croissance à faible émission de carbone », a souligné David Waskow, conseiller d'Oxfam sur les questions climatiques. « De plus, les gouvernements doivent s’assurer que ces fonds viennent bien s’ajouter aux sommes allouées à l’aide au développement. En effet, les pays pauvres ne devraient pas avoir à choisir entre la construction de protections contre les inondations et la création d’écoles. »

EurActiv avec Reuters – Article traduit de l'anglais
Contexte : 

Les gouvernements et les universitaires sont profondément divisés sur les coûts et les avantages économiques de la lutte contre le changement climatique et la transition vers une économie faible en carbone. 

Une grande étude sur le sujet, la Stern Review, a conclu en 2006 que la lutte contre le réchauffement climatique coûterait 1 % du PIB mondial, alors que l'inaction entraînerait une perte de 20 % du PIB à long terme. Selon une autre étude publiée en janvier 2009, éviter un changement climatique dangereux pourrait ne coûter que 0,5 % du PIB mondial.

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