Alors que les négociations internationales sur le changement climatique sont sur la corde raide, les eurodéputés ont envoyé un message clair aux négociateurs du sommet et réitéré l'engagement de l'UE de réduire ses émissions de 20 % d'ici 2020.
« Nous devons combler les lacunes et redéfinir les engagements pris à Copenhague et à Cancún », a déclaré Jo Leinen, le président de la commission parlementaire pour l'environnement. « Actuellement, les engagements officiels ne représentent que la moitié des mesures nécessaires pour limiter la hausse des température à 2 °C. Ce seuil est la ligne à ne pas franchir si nous voulons garder le changement climatique sous contrôle. »
La résolution a mentionné plus particulièrement la nécessité de réduire les émissions de carbone au-delà de 20 %, au motif que cette réduction apporterait des avantages économiques en créant des « emplois verts » et une « croissance verte ».
Cette résolution a obtenu le soutien des cinq grands groupes politiques au Parlement et elle a été approuvée par un vote positif de 532 voix contre 76, avec 43 abstentions.
Les eurodéputés souhaitent que l'UE s'exprime d'une seule voix lors du sommet sud-africain, et qu'elle présente des propositions claires de mesures que les autres pays pourraient également appliquer.
Dans le même temps, ils ont invité l'UE à clarifier son engagement envers le protocole de Kyoto et à confirmer sa capacité à passer à la seconde phase de mise en oeuvre des mesures.
Ils ont particulièrement insisté sur l'écart colossal qui existe entre les engagements internationaux actuels et l'objectif, fixé par l'ONU, d'une réduction moyenne du réchauffement climatique de 2 °C.



