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Lien entre le réchauffement climatique et l’année la plus pluvieuse en Angleterre

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Publié 04 janvier 2013, mis à jour 07 janvier 2013

Des climatologues éminents établissent une corrélation entre le réchauffement climatique et l’annonce de l’Office météorologique du Royaume-Uni (Met) hier (3 janvier) selon laquelle 2012 était l’année la plus pluvieuse jamais enregistrée en Angleterre.

Les chiffres de l'Office météorologique révèlent qu'en raison de données saisonnières légèrement plus élevées en Écosse et au pays de Galles, le Royaume-Uni dans son ensemble avait connu le deuxième été le plus humide jamais enregistré.

Quatre des cinq années les plus humides au Royaume-Uni ont été enregistrées depuis 2000. Cette statistique correspond aux attentes des climatologues qui modélisent les conséquences d'un réchauffement climatique.

« [Ce phénomène] ne concerne pas que la Grande-Bretagne. D'autres parties du nord de l'Europe et de l'Amérique deviennent plus humides et le changement climatique y contribue », a déclaré Kevin Trenberth à EurActiv lors d'un entretien téléphonique depuis le National Center for Atmospheric Research à Boulder, dans le Colorado.

M. Trenberth a reçu plusieurs prix pour ses recherches scientifiques, dont le prix Nobel de la paix en 2007 pour ses travaux en tant qu'auteur principal du quatrième rapport d'évaluation des risques du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat de l'ONU (GIEC).

« Dans l'ensemble, les latitudes moyennes et hautes [ont enregistré] une augmentation des précipitations liée au réchauffement climatique et le fait que l'air puisse contenir plus d'humidité accélère le cycle hydrologique », a-t-il expliqué.

Selon M. Trenberth et plusieurs scientifiques, l'augmentation de l'humidité dans l'air peut également provoquer de fortes tempêtes comme l'ouragan Sandy, même si de telles conséquences sont difficiles à prévoir.

« Avec le changement climatique, il faut réellement s'attendre à une intensification globale des chutes de pluies intenses », a déclaré Gabriele Hegerl, une experte de l'influence du changement climatique sur les précipitations à l'université d'Édimbourg.

Mme Hegerl, qui est également une auteure du GIEC, a déclaré à EurActiv que le phénomène avait déjà été observé à l'échelle mondiale.

Même si certains doutent planent sur la hausse de la variabilité des averses et des inondations, des augmentations de fortes précipitations enregistrées « peuvent être attribuées aux gaz à effet de serre et au changement climatique anthropomorphe », a-t-elle ajouté.

8 000 maisons et entreprises inondées

Selon les données de l'Office météorologique, au moins 8 000 foyers et entreprises britanniques ont été inondés en 2012. Au cours de cette année, 1 337,3 mm de pluie ont été enregistrés, soit quelques 6,6 mm en moins que le record établi en 2000.

L'Office météorologique a indiqué que ses recherches préliminaires laissent penser que la nature de ces précipitations changeait également, car les fortes averses étaient de plus en plus fréquentes.

« Nous observons une tendance de pluies plus extrêmes dans le monde entier, dans des pays comme la Chine et l'Inde, et maintenant potentiellement ici, au Royaume-Uni », a déclaré la professeure Julia Slingo, la scientifique principale de l'Office météorologique.

« Des recherches supplémentaires sont nécessaires afin de comprendre davantage les causes et les implications éventuelles », a-t-elle ajouté. Sur une période de 30 ans, entre 1961 et 1990 ainsi qu'entre 1981 et 2010, les pluies annuelles au Royaume-Uni ont augmenté d'environ 5%.

Des modélisations du climat laissent penser que cette tendance s’accentuera sur la planète, même si le niveau des précipitations sera très variable.

Chutes de pluie soudaines et importantes

Les gaz à effet de serre peuvent stabiliser l'atmosphère, mais également la réchauffer et l'humidifier, ce qui provoquerait des chutes de pluie plus soudaines et plus fortes provenant de lourds nuages gorgés d’eau.

« Si vous tracez une ligne autour du globe en partant du Royaume-Uni, cette région tout entière devrait devenir plus humide », a indiqué Gabriele Hegerl, en ajoutant que l’humidité et la sécheresse de certaines régions s'intensifieraient.

« Nous prévoyons une série de changements qui rendront la Méditerranée particulièrement vulnérable à la sécheresse », a-t-elle ajouté.

Alors que les régions sèches d'Europe se déplacent vers le nord et que l'oscillation nord-atlantique, qui amène des pluies en Scandinavie et dans l'Europe du Nord, est élevée, les systèmes de tempêtes hivernales tendent à se diriger vers l'Europe du Nord et non vers la Méditerranée.

Malgré une augmentation des preuves du changement et des conditions météorologiques parfois extrêmes, des scientifiques déclarent qu'ils sont de plus en plus préoccupés par le manque d'urgence dont font preuve les décideurs politiques dans la lutte contre le problème.

« Il semble que la politique consiste à prendre [le problème] avec le sourire et à subir les conséquences », a déclaré Kevin Trenberth. « Il n'y a certainement pas de projets visant à l'atténuation de ces événements ni à la réduction des probabilités qu'ils se reproduisent à l'avenir. »

« C'est très décevant et extrêmement irréfléchi », a-t-il ajouté

Prochaines étapes : 
  • 2015 : les dirigeants mondiaux devraient conclure un accord mondial contraignant afin de remplacer le protocole de Kyoto
  • 2020 : un nouvel accord mondial contraignant de la CCNUCC devrait entrer en vigueur
Arthur Neslen - article traduit de l'anglais

COMMENTS

  • Ces "climatologues éminents" ne savent-ils pas que Tglobale est stable depuis 1997? Ou, s'ils sont compétents et le savent, pourquoi mentir en reliant les statistiques de pluviométrie en Grande Bretagne à un RC qui n’existe plus? Et ne savent-ils pas que le taux d'humidité ne veut pas dire systématiquement pluie? Car, si tel était le cas, il pleuvrait sans arrêt en zone intertropicale et... au Sahara. Vaiment, ces "climatologues éminents" nous disent n'importe quoi....

    Précision: Kevin Trenberth n'a pas reçu le prix Nobel de la Paix, qui a été attribué au GIEC.

    By :
    jipebe29
    - Posted on :
    05/01/2013
  • Encore un commentaire délirant de jipebe qui essaye de faire croire au quidam de passage sur ce blog qu'on nous ment, que les scientifiques sont incompétents (contrairement à lui et à sa science absolue) et que le réchauffement climatique n'existe pas.
    Jibepe l'homme (ou la machine) aux milliers de commentaires sur les blogs d'internet, sur chaque page parlant du climat.

    By :
    chria
    - Posted on :
    07/01/2013
  • @Chria
    Votre commentaire est d’une nullité affligeante, et vous n’avez aucun argument sensé, car vous ne faites que proférer des attaques ad hominem qui montrent votre dogmatisme primaire et le néant de vos compétences en climatologie.

    Vous êtes un négateur de la réalité des faits, et vous ne connaissez pas les lois de la pluviogenèse, tout comme ces climatologues auto-proclamés. Que Tglobale soit stable depuis 1997, c'est un fait (voir les droites de tendance Hadcrut et RSS, quasiment plates depuis 16 ans). Oserez-vous niez cela?

    Confondre le potentiel précipitable avec le potentiel précipité, ce n'est pas acceptable de la part de ceux qui se prétendent climatologues.

    Les vrais climatolologues connaissent bien ces processus, mais ceux qui ne jurent que par les modèles numériques, les moyennes et les téléconnexions foireuses n'ont pas la compétence de ceux qui connaissent les lois de la pluviogenèse et qui savent observer et analyser plutôt que de raconter des âneries....

    By :
    jipebe29
    - Posted on :
    07/01/2013
  • Woouhou un nouvel argument de jipebe qui en plus de confondre plateau de température et arrêt du réchauffement climatique affirme qu'il n'y a pas de lien entre pluie et température avec le superbe exemple du Sahara.
    L'anticyclone des açores ça vous dis qqchose M. le roi des raccourcis faux ??

    By :
    cucufa
    - Posted on :
    10/01/2013
  • 1) L'anticyclone des Açores n'existe pas dans la réalité. Ce n'est qu'une statistique de hautes pressions, donc statique et réductrice.
    2) Décidément, votre taisonnement sur T et le RC est un modèle d'absurdité. Si T est stable, le RC est arrêté. Si T augmente, il y a RC. Si T diminue, il y a refroidissement. Un enfant de 7 ans sait cela, mais vous, non, mon pauvre ami.
    3) Quant au Sahara, visiblement vous ne connaissez pas son comportement particulier, avec des zones de cisaillement, qui empêchent la vapeur d'eau de se transformer en pluie. Tout climatologue qui s'attache au Réel et à sa dynamique sait cela. Mais les climatologues auto-proclamés, vos nouveaux oracles à la Madame Soleil, qui ne jurent que par des modèles numériques foireux, ne le savent pas, M. l'Empereur de la Négation du Réel....

    By :
    jipebe29
    - Posted on :
    10/01/2013
  • Mon dernier commentaire s'adresse au Sieur Cucufa.

    By :
    jipebe29
    - Posted on :
    10/01/2013
  • Ah je suis content de vous voir écrire que le Sahara a une comportement particulier. Pourquoi le prendre comme exemple alors ?

    By :
    cucufa
    - Posted on :
    11/01/2013
  • Si il fait plus froid demain samedi qu'aujourd'hui vendredi, je ne peux pas conclure que le réchauffement, climatique c'est inversé, et si je prend une échelle de temps de 15 ans non plus. Il suffit de prendre une période de 16 ans ou de 14 ans pour trouver une hausse ou une baisse.
    Une statistique n'existe pas ? Le mistral n'existe pas par ce qu'il survient selon une distribution statistique ?

    By :
    cucufa
    - Posted on :
    11/01/2013
Contexte : 

Après l'échec du sommet de Copenhague en 2009, près de 200 pays se sont octroyé jusqu'à 2015 pour achever un accord mondial en vue de réduire les émissions de gaz à effet de serre, qui entrera en vigueur en 2020.

Lors de la conférence des Nations unies sur le changement climatique au Qatar en décembre 2012, de nombreux pays confrontés à un ralentissement économique ont manifesté leur réticence à passer rapidement des carburants fossiles à des énergies plus vertes, comme les énergies éolienne et solaire.

Il n'existe aucun prix du carbone au niveau mondial. Seuls des marchés régionaux ont instauré un système d'échange, à l'instar de l'Union européenne où les industries émettrices de carbone doivent payer pour dépasser leurs quotas de CO2. En 2013, les prix de ces quotas tournent autour de 6,7 euros la tonne.

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