Ce rapport, rédigé par la DG Environnement de la Commission, a révélé que de nombreux pays de l'UE pourraient ne pas atteindre leur objectif pour 2020 en matière de recyclage des déchets municipaux, à savoir 50 % de tous les déchets ménagers.
La Grèce, l'Italie et Chypre, en grande difficulté financière, font partie des mauvais élèves. Ils peinent à encourager la mise en place de systèmes de gestion des déchets autres que les décharges qui, selon le commissaire européen à l'environnement, Janez Potočnik, représentent la pire option.
La Grèce, qui a enregistré le plus mauvais score, a reçu une note positive pour ses services de collecte, mais a été critiquée sur 17 autres points.
Ce rapport classe les 27 Etats membres sur la base de 18 critères, dont le total des déchets recyclés, la tarification de l'élimination des déchets et les infractions au droit européen.
La Commission s'occupera des mauvais élèves à l'automne
« De nombreux Etats membres continuent d'entreposer dans des décharges d'immenses quantités de déchets municipaux [...], et ce malgré l'existence de meilleures alternatives et les fonds structurels disponibles pour financer des options préférables », a déclaré M. Potočnik en réaction au rapport.
L'Autriche, la Belgique, le Danemark, l'Allemagne, les Pays-Bas et la Suède disposent des systèmes de recyclage les plus développés et mettent en décharge moins de 5 % de leurs déchets.
Suite à ce rapport, les dix Etats qui ont enregistré les scores les plus bas feront l'objet d'une attention particulière de la part de la Commission cet automne et des plans d'action seront envisagés avec les autorités nationales. Dans un communiqué, la Commission a expliqué que ces plans comprendraient des recommandations sur la manière d'améliorer la gestion des déchets à l'aide d'outils économiques, juridiques et administratifs, ainsi que de fonds européens.
Une récente étude réalisée par l'exécutif européen a révélé que le respect de la législation existante en la matière pourrait permettre d'économiser jusqu'à 72 milliards d'euros par an et créer 400 000 emplois à l'horizon 2020.




