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Le Parlement approuve la directive européenne relative à la qualité de l’eau [FR]

Publié 18 juin 2008
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Hier 17 juin, le Parlement a voté par une grande majorité en faveur de nouvelles règles européennes sur la qualité de l’eau, basées sur un accord de compromis conclu plutôt avec le Conseil. Ce vote marque la finalisation de la directive cadre relative à l’eau, proposée en 2000.

Le point central de l’accord est l’engagement des Etats membres s’efforcer de respecter les normes de qualité de l’environnement (NQE) concernant les 33 polluants d’ici 2018. Les normes sont basées sur des niveaux de concentration maximum et des valeurs annuelles moyennes des polluants qui sont harmonisés dans l’UE. 

Sur les 33 substances concernées, 13 sont actuellement qualifiées « substances polluantes dangereuses » et devraient être progressivement supprimées au cours des 20 prochaines années, comme l’a proposé le texte original de la Commission. Les 13 substances incluent des métaux lourds comme le mercure et le cadmium.  

Les eurodéputés de la commission Environnement avaient fait pression pour allonger considérablement la liste. Mais la demande a été abandonnée dans le cadre du compromis avec le Conseil, par lequel la liste pourrait être allongée dans l’attente d’une révision de la Commission en 2013, ou deux années après l’entrée en vigueur de la loi en 2011.

Les normes portant sur les nouvelles substances dangereuses prioritaires identifiées seraient également proposées par la Commission et seraient adoptées par le Conseil et le Parlement deux ans plus tard, en 2015. 

D’ici 2009, les Etats membres seront également obligés de dresser un inventaire des émissions, des déversements et des pertes de polluants dans les bassins hydrographiques sur leur territoire. La Commission utilisera cet inventaire pour mesurer les progrès effectués concernant la suppression progressive des substances dangereuses prioritaires et présentera un rapport d’étape en 2018.

Réactions : 

D’après un communiqué du 17 juin, la Commission est convaincue que les normes écologiques fixées dans le texte offriront un niveau élevé de protection pour l’environnement et la santé humaine en traduisant le concept de « bon état » en valeurs numériques transparentes basées sur les meilleures sciences et connaissances disponibles.

L’eurodéputé britannique conservateur Robert Sturdy s’est réjoui du résultat du vote. Il a déclaré dans un communiqué qu’en collaborant étroitement avec les organisations industrielles et les groupes de pression écologistes, le Parlement a trouvé un équilibre entre l’objectif d’assumer les responsabilités environnementales et à celui de protéger les ports et les industries des eaux du poids excessif de la bureaucratie et des finances. 

Contexte : 

Les politiques européennes vis-à-vis de l’eau contiennent un important arsenal législatif couvrant des domaines aussi variés que la gestion des crues, la qualité des eaux de baignade, les produits chimiques présents dans l’eau, la qualité de l’eau potable, la protection des nappes d’eau souterraine et le traitement des eaux usées urbaines. La directive-cadre de l’UE relative à l’eau, adoptée en 2000, a été introduite pour moderniser l’important arsenal législatif européen dans le domaine de l’eau et en faire une stratégie globale.

L’objectif principal de la directive-cadre est que toutes les eaux soient en bon état d’ici 2015. Pour parvenir à cet objectif, en 2001 la Commission a publié une liste de 41 substances, dont 33 « substances polluantes prioritaires » et huit autres polluants qui sont considérés comme potentiellement dangereux pour le milieu aquatique. Sur les 33 substances polluantes prioritaires, il existe une autre sous classification pour les « substances dangereuses prioritaires » qui doivent être supprimées progressivement dans les Etats membres d’ici moins de 20 ans.

Précédemment, le Parlement et le Conseil avaient des positions divergentes sur le nombre des substances prioritaires et leurs limites en concentration dans les eaux de surface, le Conseil rejetant  les demandes du Parlement qui souhaitait allonger la liste des substances.

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