La nouvelle directive relative à la qualité de l’air a été votée le 14 avril 2008 suite à un accord conclu par le Conseil et le Parlement à la fin de l’année 2007. La directive fixe des limites concernant les émissions de fines particules (PM2,5) dans l’UE pour la toute première fois.
Ces particules microscopiques, en particulier générées par la circulation routière, représentent des risques accrus pour la santé en raison de leur capacité à s’introduire par la bouche et le nez, pénétrant profondément dans les poumons et la circulation sanguine, où elles peuvent provoquer des maladies respiratoires et/ou pulmonaires potentiellement mortelles.
Selon la porte-parole Barbara Helfferich du commissaire européen en charge de l’Environnement, Stavros Dimas, la pollution atmosphérique est très sérieuse. Elle ajoute que, selon des études, un Européen moyen vit huit mois en moins en raison des particules fines dans l’atmosphère. Elle a déclaré le 14 avril 2008 que, dans des zones de l’UE plus polluées, le chiffre s’élevait jusqu’à 36 mois.
M. Stavros Dimas, membre de la Commission chargé de l’environnement, a déclaré à ce propos: «L'Union européenne a franchi aujourd'hui une étape décisive dans la lutte contre l'une des causes essentielles des problèmes en matière de santé et d'environnement.
Il a ajouté que la nouvelle directive établit « des normes ambitieuses mais réalistes concernant la pollution due aux particules fines PM2.5 dans l'Union européenne».
La directive oblige les Etats membres à réduire, d’ici 2020, l’exposition aux PM2,5 en zone urbaine de 20 % en moyenne par rapport aux chiffres de 2010, ramenant les niveaux d'exposition au-dessous de 20 microgrammes/m3 d'ici 2015 dans ces zones. Dans d’autres zones, les États membres devront respecter le plafond de 25 microgrammes/m³ fixé pour les PM2.5. Cette valeur cible doit être atteinte en 2015 ou, dans la mesure du possible, dès 2010.
Lors d’une déclaration annexée à la directive, la Commission a annoncé un certain nombre de mesures législatives qu’elle prévoit de présenter en 2008 pour améliorer la qualité de l’air. Celles-ci comprennent de réduire davantage, pour les principaux polluants, la quantité d’émissions autorisées par Etat membre, de réduire les émissions liées au ravitaillement en carburant des voitures à moteur à essence dans les stations-services et de réduire la teneur en souffre des carburants, y compris ceux destinés au transport maritime.
La Commission prend également note des travaux en cours pour examiner la faisabilité des mesures suivantes: rendre plus écologique la conception des chaudières et chauffe-eau domestiques et réduire leurs émissions ainsi que réduire la teneur en solvants des peintures, vernis et autres produits de retouche automobile.



