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30 août 2008
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Doha : Dernières tentatives pour sceller un accord [FR][en][de

Publié: lundi 18 juin 2007   

Le commissaire au commerce, Peter Mandelson, rencontrera ses homologues américains, indiens et chinois cette semaine lors de négociations sur la libéralisation du commerce mondial qui ont été qualifiées de "définitives".

Le 19 juin 2007, les représentants au commerce des quatre acteurs principaux prenant part aux discussions commerciales multilatérales se réuniront pendant quatre jours à Potsdam (Allemagne). Ils s'efforceront de trouver une solution de compromis pour clôturer les négociations de Doha, qui durent depuis six ans et sont tombées dans l'impasse en juillet 2006, dans ce qui représente pour certains, la dernière chance du cycle de Doha.

La représentante américaine au commerce, Susan Schwab, a déclaré peu avant la rencontre : "Nous espérons vraiment que nous pourrons faire progresser les choses de manière spectaculaire".

Une entente entre les quatre principaux acteurs de l'OMC sur la réduction des subventions agricoles et la baisse des tarifs douaniers sur les produits industriels et agricoles est essentielle pour envisager la conclusion d'un accord final entre les 150 pays membres de l'OMC d'ici fin 2007.
La plupart des observateurs reconnaissent que pour repsecter ce cadre les parties devraient s'entendre sur les modalités d'ici fin juillet et dépasser la controverse sur les chiffres et la méthode de calcul des réductions des subventions et des droits de douane.

Le premier ministre britannique, Tony Blair, a affiché son optimiste à l'issue de la rencontre du G8 qui s'est tenue courant juin : "Nous sommes désormais très près du but...Nous ne sommes qu'à quelques points de pourcentage et quelques milliards de dollars de la conclusion d'un accord". D'autres observateurs se montrent toutefois plus prudents. L'ancien directeur de l'OMC, Peter Sutherland, a déclaré : "Je ne veux pas être apocalyptique au sujet du système commercial mondial mais il est en dager, cela ne fait aucun doute".

L'actuel directeur général de l'OMC, Pascal Lamy, continue d'apparaître confiant et estime qu'un "accord est encore à portée de main" bien que la montée du potectionnisme américain met les négociations en danger.

L'autorité conférée à l'Administration Bush dans le cadre de la loi américaine sur les échanges commerciaux de 2002 (Trade Promotion Act) permettant à la Maison Blanche d'adopter tout accord commercial sans amendement possible du Congrès prend fin le 1er juillet 2007. Passé cette date, nul ne sait si le Congrès à majorité démocrate acceptera de la prolonger dans la mesure où il se montre de plus en plus sceptique envers les bénéfices de la mondialisation économique.

Pascal Lamy met en garde contre l'extension du TPA qui serait décisive, sachant que les partenaires commerciaux n'accepteraient probablement pas de signer un accord qui pourrait être révisé par les législateurs américains par la suite : "Beaucoup de partenaires commerciaux des Etats-Unis considéreront que si aucun mouvement n'est fait en faveur du renouvellement du TPA, il signalerait que les Etats-Unis ont perdu la foi en ce cycle, ce qui aurait certainement un impact sur la dynamique des négociations".

Malgré la fermeture progressive de la fenêtre temporelle, le ministre indien au commerce, Kamal Nath, a souligné que les pays en développement ne seraient pas sous pression : "Le contenu de ce cycle compte plus que son calendrier". Le ministre brésilien des affaires étrangères Celso Amorim a rejoint sa position : "Nous savons tous que nous sommes dans une phase de négociations mais nous ne voulons pas sacrifier notre position fondamentale pour obtenir des résultats plus rapides".

Peter Mandelson a mis en garde, précisant que l'UE pourrait revenir sur son offre antérieure d'ouverture du marché si les principaux protagonistes ne parvenaient pas à s'entendre. Il aurait confié au journal britannique The Guardian : "Tout le monde doit accorder quelque chose. Je crois que la tolérance et la patience viennent à manquer à Genève".

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Why ‘Gigaliners’ would be a giga-problem
Michael Robson, Secretary General EIM , European Rail Infrastructure Managers
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