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7 septembre 2008
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Entretien : l’UE a encore de l’espoir pour les négociations commerciales internationales [FR][en

Publié: lundi 8 octobre 2007   

David O'Sullivan, le Directeur Général au Commerce extérieur de la Commission européenne, a fait part de son optimisme quant à une conclusion positive cette année des négociations en matière de commerce international dans le cadre du cycle de Doha de l'OMC. En effet, les discussions techniques qui ont eu lieu durant trois semaines en septembre dans l'ombre à Genève semblent montrer des signes de progrès.

Dans un entretien exclusif à EurActiv, le Directeur général de la DG Commerce extérieur de la Commission a déclaré : « Je pense que nous pouvons prévoir un point d’accord raisonnable pour la plupart des membres de l’OMC, dans les principaux domaines de négociations. Nous approchons désormais de la fin des négociations ».

La principale raison de sa confiance vient de l’assouplissement apparent de la position des Etats-Unis sur les subventions agricoles. Les négociateurs américains ont en effet indiqué être prêts à les réduire à un niveau compris entre 13 et 16,4 milliards de dollars, à condition que les autres pays fassent des concessions durant le cycle de négociations. Au contraire, ils avaient insisté auparavant sur le fait que le soutien à l’agriculture, considéré comme une distorsion de la concurrence, ne pouvait pas être diminué à moins de 22,7 milliards de dollars. Cette position représentait une pierre d’achoppement majeure dans les discussions.

M. O'Sullivan a laissé entendre que l’UE pourrait faire preuve de la même flexibilité sur ses tarifs agricoles controversés au cours des dernières étapes de négociations. « Nous sommes déjà très proches de l’extrême limite. Cependant, si chacun fait un dernier effort, je suis sure que nous n’avons pas dit notre dernier mot sur la question agricole ».

Il a également confirmé que l’UE ferait fortement pression durant les négociations de Doha pour une taxe globale de 0 % sur les technologies environnementales et les équipements économes en énergie, comme les panneaux solaires et les turbines éoliennes. « Il s’agit d’un objectif important pour nous ».  

L’objectif est d’encourager le développement de ces technologies en en facilitant l’accès pour tous les pays. Cela créera également de nouvelles opportunités pour les industries européennes qui sont à l’avant-garde du progrès dans ce domaine.
Néanmoins, convenir d’une définition unanimement acceptée « des services et des biens environnementaux » pourrait s’avérer relativement difficile.

M. O'Sullivan considère néanmoins ce système comme l’un des moyens les plus appropriés pour contribuer à la lutte contre le changement climatique. Il condamne fermement les affirmations selon lesquelles le commerce, et en particulier ce que certains appellent « le commerce inutile » (le transport de produits localement disponibles à travers le monde), pourrait être l’une des causes du réchauffement de la planète, plutôt qu’une solution.

« Ce n’est pas le commerce en lui-même qui pose problème. (…) L’idée de vouloir empêcher le transport de marchandises revient, selon moi, à aborder le problème d’un angle totalement erroné. (…) La question est de savoir si nous évaluons correctement les coûts du transport pour refléter les dommages environnementaux générés lors du transport de marchandises d’un bout à l’autre du monde. C’est la seule question. (…) La réduction du commerce mondial entraînerait la réduction de la richesse économique mondiale et l’augmentation de la pauvreté, ainsi qu’une dégradation générale du niveau de vie des populations », insiste-t-il. 

Pour lire l’intégralité de l’entretien, cliquez ici.external

 

Lettres à l'éditeur
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