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EPIA Business Development Unit Intern – Paid Internship
Interim Public Affairs Manager
Network and CrossLingual Projects Director
Account Executive in Public Affairs - Financial Services Practice
Policy advisor International Affairs
Writer/Web Editor - Native English
Consultant (Scientist) to work on the NERC-funded project "VALOR"
Mettre une annonceSelon le Commissaire en charge du commerce, Peter Mandelson, la Chine doit respecter les règles de l’OMC et ouvrir ses marchés aux entreprises européennes si elle souhaite que l’UE cesse de mettre en place des mesures protectionnistes.
L’économie chinoise croît actuellement de 10% par an, contre seulement 2% en Europe. Elle est devenue le troisième exportateur au monde et le second partenaire commercial de l’UE, juste après les Etats-Unis, avec un volume d’échange de 210 milliards d’Euros.
L’UE est tout aussi importante pour la Chine car elle est son premier partenaire commercial et sa première source de transferts technologiques.
Cette relation créée d’importantes opportunités pour les entreprises européennes en Chine et de nombreux avantages pour les importateurs et les consommateurs européens qui ont accès aux marchandises chinoises bon marché.
Néanmoins, les défis pour les entrepreneurs européens sont importants. La pression en terme de compétitivité, par rapport aux importations chinoises de produits à forte intensité en travail, accélère les processus d’ajustements douloureux en Europe.
Lors d’une conférence sur la relation UE-Chine en terme de commerce et d’investissement, qui a eu lieu le 7 juillet 2006, le Commissaire en charge du commerce, Peter Mandelson a déclaré que l’Europe et la Chine pouvaient arriver à « un accord général » s’ils s’entendent pour respecter les intérêts commerciaux de chacun. Selon lui, « les entreprises européennes rencontrent trop souvent en Chine une muraille plutôt qu’une porte ouverte ». Il a suggéré que si la Chine s’engage à faire « selon les règles en vigueur » alors les européens pourraient retirer leurs accusations de compétition déloyale.
Les résultats préliminaires d’une étude préparant une Communication de la Commission sur une stratégie concernant les relations UE-Chine en terme de commerce et d’investissement ont été présentés lors de cette conférence.
Le Commissaire en charge du Commerce, Peter Mandelson, considère la Chine comme « la plus grand défi de la politique commerciale de l’UE » ; « une source d’anxiété » mais aussi une mine d’opportunités. Il a souligné que les problèmes de l’Europe pour accéder au marché chinois n’ont rien à voir avec un manque d’esprit d’entreprise mais sont le résultat de l’absence d’une relation commerciale équitable. Il a déclaré que « les voix du protectionnisme vont s’intensifier et si le public voit la Chine comme un pays fermé à nos produits alors qu’elle bénéficie d’un accès au notre, il sera alors impossible de ne pas agir ».
Le vice-ministre Yu Guangzhou, du ministère chinois du commerce s’est réjouie de voir, lors de la conférence, des gens portés des costumes imaginés par des couturiers européens et des chemises et des cravates produites en Chine. Selon lui, cela souligne la complémentarité qui existe entre l’Europe et la Chine. Les échanges économiques avec la Chine représente plus d’opportunités que de menaces pour l’Europe et ont déjà permis la création de 1,5 million d’emploi en Europe.
Serge Janssens de Varebeke, Président de la chambre de Commerce européenne en Chine, note que les récentes enquêtes montrent que 92% des entreprises sont optimistes en ce qui concerne les échanges économiques avec la Chine. Néanmoins, il perçoit une « atmosphère de nationalisme économique de plus en plus importante » en Chine.
Joerg Wuttke, Directeur général et représentant de BASF en Chine, a insisté sur le fait que l'UE "ne tente pas de désindustrialiser l'Europe juste pour le plaisir", mais que les entreprises n'ont pas d'autres choix que de se lancer dans le plus grand marché du monde, qui est aussi celui avec la croissance la plus forte.
Selon John Monks, Secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats, l’Europe ne devrait pas réagir à la montée en puissance de la Chine en se repliant sur elle-même. Au contraire, il faut investir davantage dans la recherche et la formation, des domaines où la China fait de lourds investissements.
Michel Bricourt, Président du réseau chinois de l’UNICE, pense qu’il faut agir à la fois au niveau européen et à l’OMC. L’UE doit poursuivre des réformes difficiles mais nécessaires. Au sein de l’OMC, elle doit tout faire pour améliorer l’accès au marché des pays émergeant comme la Chine pour les produits industriels et les services si elle souhaite avoir le soutien des entreprises (voir Euractiv 30 June 2006).