Accès au marché : l'absence d'accord signifie que l'Europe et les Etats-Unis perdront un nouvel accès aux marchés des économies émergentes comme la Chine et le Brésil pour leurs produits et services industriels exportés. Cela signifie également que les exportateurs agricoles ne profiteront pas des réductions des droits de douane les plus importantes que l'UE n'ait jamais offertes. De plus, cet échec signifie aussi devoir renoncer à l'accord multilatéral récent sur l'accès aux marchés en franchise de droit et sans contingent pour les produits originaires des pays les moins avancés.
Subventions ayant des effets de distortion des échanges : Les Etats-Unis et l'UE pourront maintenir les subventions à leur production agricole, renforçant ainsi de manière artificielle leur compétitivité et entraînant de la surproduction et du dumping, dont les victimes sont les agriculteurs pauvres des pays en développement.
Crédibilité de l'OMC : Cet échec pourrait sérieusement entamer la crédibilité du système de commerce international et de l'OMC en tant qu'institution. L'organe de règlement des différends, le seul organe supranational actuellement en mesure de délivrer des jugements obligatoires sur les conflits entre les pays, pourrait être ébranlé.
Retour du bilatéralisme : Cet échec pourrait signifier le retour à un système d'accords bilatéraux et d'accords de libre-échange donnant l'avantage aux plus forts. La multiplication des règles commerciales et des tarifs douaniers pourrait alors entraîner des coûts de transaction plus élevés et nuire à l'environnement du commerce et des investissements.



