- Contrefaçon et piratage :
Selon la Business Confidence Survey de 2006 (étude sur la confiance des entrepreneurs) menée par la Chambre de Commerce européenne en Chine, la faible protection des droits de propriété intellectuelle est l'un des principaux défis pour le commerce en Chine, seuls 9% des personnes interrogées indiquant n'avoir jamais eu de problèmes concernant la protection des DPI en Chine et 67% selon lesquels l'application actuelle des lois et règlementations relatives à la propriété intellectuelle dans le pays n'est pas dissuasive.
Il s'agit d'un problème multisectoriel qui entraîne des pertes colossales pour des secteurs aussi variés que l'agrochimie, le textile, l'automobile et l'industrie pharmaceutique.
Le système pilote espère régler ce problème en créant des "voies commerciales claires et sûres" entre la Chine et l'UE grâce à un nombre accru de contrôles tout au long de la chaîne d'approvisionnement, une meilleure circulation des informations et de nouvelles technologies d'évaluation et normes de sécurité.
Pour l'instant, le projet se limitera aux échanges entre les ports de Rotterdam (Pays-Bas), Felixstowe (Royaume-Uni) et Shenzen (Chine) et concernera surtout les conteneurs. S'il s'avère un succès, il pourrait toutefois être progressivement mis en place dans toute l'UE.
- Sécurité des produits :
Selon le rapport RAPEX 2005 (système d'alerte rapide pour les produits de consommation non alimentaires), la moitié de toutes les notification concernant les produits dangereux concernaient des marchandises provenant de Chine. Il faut donc des mesures urgentes pour empêcher des produits dangereux de pénétrer sur le marché européen. La Commission se concentre notamment sur les jouets car 25% des notifications RAPEX concernent les jouets - dont 85% proviennent de Chine.
La feuille de route a pour principal objectif de renforcer la sécurité des jouets choinois exportés à destination de l'UE grâce à la formation et à l'assistance technique, à l'échange d'informations RAPEX entre les autorités européennes et chinoises et à la mise en place de mécanismes de traçabilité et de suivi des produits dangereux.
- Commerce de produits alimentaires illégaux :
Les exportations illégales de produits alimentaires depuis la Chine échappent à tout contrôle officiel et peuvent donc constituer un risque pour la santé des animaux ou des humains, car ils ne font l'objet d'aucun contrôle de santé et de qualité.
Selon le porte-parole pour la santé et la protection des consommateurs de la Commission, Philip Tod, le système d'échange rapide d'informations de l'UE a été informé de six cas d'exportations illégales de volailles en provenance de Chine en 2006 - à une époque où la crise de la grippe aviaire était à son apogée.
De plus, début septembre, des ONG ont découvert des traces de riz OGM en provenance de Chine dans des produits disponibles dans des magazins chinois en Allemagne, en France et au Royaume-Uni (voir EurActiv, 6 septembre 2006).
L'accord en matière de coopération que l'UE et la Chine ont récemment signé a pour but d'empêcher et de prévenir les importations et exportations illégales de produits alimentaires en améliorant l'échange d'informations, en menant des enquêtes communes et en instaurant un système d'authentification électronique pour empêcher des cas de fraude.



