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EPIA Business Development Unit Intern – Paid Internship
Interim Public Affairs Manager
Network and CrossLingual Projects Director
Account Executive in Public Affairs - Financial Services Practice
Policy advisor International Affairs
Writer/Web Editor - Native English
Consultant (Scientist) to work on the NERC-funded project "VALOR"
Mettre une annonceDans une affaire d'ampleur inégalée, l'UE et les Etats-Unis voient leurs plaintes respectives examinées par l'OMC ce 22 mars 2007, chacun soutenant que les constructeurs aériens Boeing et Airbus ont été subventionnés de manière illégale au cours des dernières décennies.
Depuis que Washington et Bruxelles ont engagé des poursuites réciproques en 2004, l'UE et les Etats-Unis sont pris dans une dispute portant sur l'aide accordée par les gouvernements aux grands constructeurs d'avions commerciaux, Airbus et Boeing.
En vertu des règles commerciales internationales, l'aide gouvernementale à l'industrie est interdite s'il est prouvé qu'elle nuit aux entreprises ou aux industries d'un autre Etat membre de l'OMC.
Les tensions transatlantiques avaient été contenues grâce à un accord bilatéral conclu en 1992, lequel plafonnait les subventions au secteur aéronautique.
Cependant, en octobre 2004, les autorités américianes ont annoncé qu'elles sortaient de cet accord et ont déposé une plainte officielle devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à l'encontre d'Airbus pour manquement aux termes de l'accord.
L'accord bilatéral autorisait l'UE à financer à hauteur de 33% les coûts de développpement pour les nouveaux avions, afin d'aider Airbus à concurrencer Boeing, entreprise plus mature. Il interdisait toutefois l'aide à la production effective d'avions.
Les Etats-Unis ont accusé l'UE d'accorder des subventions à la production, soutenant que, dans tous les cas, toute aide accordée à Airbus devrait être supprimée, l'entreprise ayant rattrapé Boeing en termes de parts de marché dans le monde.
L'UE s'est immédiatement défendue en déposant à son tour plainte contre les Etats-Unis, dénonçant les subventions indirectes "massives" accordées à Boeing, sous forme de contrats militaires, R&D et allègements fiscaux, à hauteur d'environ20 milliards de dollars.
Les procédures au sein de l'OMC ont mis du temps à démarrer, les négociateurs américains et européens s'étant efforcés de renégocier l'accord de 1992 relatif aux subventions des constructeurs aéronautiques, mais en vain.
Les Etats-Unis ont décidé d'instruire leur plainte en novembre 2006 (EurActiv 16/11/06). Certains ont perçu cet acte comme un coup bas délibéré porté à l'encontre de son concurrent, en proie à une série de ruptures et de retards des livraisons, ce qui l'a finalement conduit, en février 2007, à annoncer des plans de restructuration massifs menaçant 10 000 emplois à travers l'Europe (EurActiv 02/03/07).
Le 22 mars 2007, la Commission européenne a présenté à l'OMC ses premières accusations écrites à l'encontre de Boeing, géant de l’aéronautique et de la défense.
Les experts commerciaux européens ont passé ces deux derniers jours à défendre l'UE contre les accusations semblables des Etats-Unis lors de la première audience de l'affaire devant l'organe de règlement des différends commerciaux de l'OMC.
Dans le pire des cas, les Etats-Unis et l'UE l'emporteront tous les deux, ouvrant la voie à une série de sanctions dans les deux sens qui pourraient sérieusement entraver le commerce transatlantique.
In the filing of its case against the US on 22 March, the European Commission said that the "lavish subsidies" given to Boeing have allowed the US group "to engage in aggressive pricing of its aircraft which has caused lost sales, lost market share and price suppression to Airbus on a number of select markets".
The EU says that US federal, state and local subsidies benefiting Boeing, amounting to $23.7 billion over the past two decades and up to 2024, are inconsistent with WTO rules.
Among others, the EU accuses the US of providing vast amounts of hidden support to Boeing through military contracts and federal research programmes, worth around $16.6bn during the past 20 years.
It also says that Boeing's commercial aircraft division has benefited from "significant federal tax breaks" and points to a $4bn package of tax breaks and exemptions, credits and infrastructure loans from the state of Washington.
In the hearing on 20-21 March, US officials claimed that the benefits of the $15bn of launch aid awarded to Airbus over the past 30 years by France, Germany, the UK and Spain, amounts to "well over $100bn", based on calculations of the additional cost that Airbus would have incurred if it had obtained financing "at commercial interest rates".
They said that long-term loans granted by European governments at below-market rates have "enabled Airbus to pursue an aggressive strategy to increase its market share" and to "launch a series of large civil aircraft models at a scale and a pace that would have been impossible without subsidies".
"Subsidies have enabled Airbus to develop a full family of airliners targeted at its US competitors," the US team said.
"It is not tolerable that one producer should have ready access to billions of dollars in up-front, risk-free financing" to develop aircraft, they said, adding that the zero-interest repayments, conditional on the commercial success of Airbus models, have cost thousands of American jobs and cut into Boeing's earnings.
Meanwhile, Gretchen Hamel, a spokeswoman for the US Trade Representative's office, said that the United States was still prepared, and would prefer, to negotiate a solution to financing airliners.
The European Union rejected the claims and said that Washington had failed to show how Airbus-financing had led to lost sales for Boeing or lowered prices.
In its defence at the hearing, the EU said that the US case against Airbus "ignores relevant international agreements and is supported by very limited and often incorrect facts".
Governments' lending policies are "not determined by purely commercial considerations", the EU argues, because they do not need to maximise profits and can "pursue public policy goals."
The EU said that its governments' lending policies were purely aimed at helping to develop new planes, in support of "public policy goals". It argued that the money was legal because it was repaid as Airbus sold aircraft, although it acknowledged that, in the case of severe production setbacks, the loan terms could benefit the company.