Cette rencontre marque les efforts faits au plus haut niveau pour parvenir à un accord, après la suspension du cycle de Doha par le directeur général de l'OMC, Pascal Lamy, en juillet 2006. Les deux principaux partenaires commerciaux dans le monde n'avaient alors pas réussi à s'entendre sur la baisse des tarifs douaniers et des subventions sur les produits agricoles (EurActiv 25/07/06).
P. Lamy a par la suite fixé la date butoir de mars 2007 pour sauver le paquet, indiquant que le cycle pourrait être suspendu pour des années si une étape décisive n'était pas franchie par les négociateurs d'ici là.
En effet, le pouvoir de négociation commerciale de la Maison Blanche, qui lui permet de soumettre des accords commerciaux internationaux au Congrès pour simple approbation ou rejet sans amendement possible, prendra fin en juillet 2007, rendant plus difficile pour tout accord d'obtenir l'aval du Congrès - sans lequel tout accord international sur les échanges commerciaux perd sens.
Depuis la suspension du cycle, les négociateurs ont mené des débats techniques moins élevés, ce qui, selon le commissaire au commerce, Peter Mandelson, a plus que jamais rapproché l'UE et les Etats-Unis. Toutefois, un accord devra être conclu avec d'autres acteurs clés, comme l'Inde, le Brésil et la Chine, qui ont jusqu'ici refusé de baisser leurs tarifs douaniers sur les biens manufacturés.
Beaucoup considèrent que les réunions ministérielles en marge du Forum économique mondial, fin janvier en Suisse, pourraient être l'occasion de trouver un accord avec ces pays.



