L'étude du FEM établit un classement de 144 pays selon 113 indicateurs issus de sources de données officielles et un sondage réalisé auprès de 15 000 cadres qui ont évalué le pays où ils travaillent.
Une fois de plus, la Suisse s'est emparée de la première place devant Singapour, grâce à ses bons résultats dans des domaines comme l'innovation ou encore l'efficacité de son marché du travail et de ses institutions publiques.
Les pays de l'UE les mieux classés sont la Finlande à la troisième place, suivie de la Suède et des Pays-Bas, respectivement arrivés quatrième et cinquième.
À l'autre bout de l'échelle se trouve la Grèce, qui a obtenu la 96e place. Le pays s'est vu attribuer la dernière place (144e) en matière d'environnement macroéconomique.
L'étude de 2012 n'a pas témoigné d'un grand bouleversement, mais plutôt des écarts qui se creusent entre les pays, a souligné Margareta Drzeniek, économiste senior de l'organisation basée à Genève.
« L'une des raisons pour lesquelles ces divisions persistent (comme ont peu clairement le constater en Europe ou aux États-Unis) reste l'impasse politique que nous avons observée. Cet obstacle a empêché les pays d'adopter une approche à long terme pour améliorer leur compétitivité afin de pouvoir stabiliser leur croissance », a déclaré Mme Drzeniek à Reuters.
« Cette impasse politique met en danger la prospérité future de ces pays, car elle pourrait mener à une réduction de la productivité, une perte de compétitivité et de croissance à l'avenir », a-t-elle ajouté.
Le Qatar est en 11e position et a donc gagné trois places, mais le pays devrait réduire sa vulnérabilité face aux fluctuations des prix des produits de base s'il souhaite atteindre le top 10 toujours dominé par les pays de l'Europe du nord, peut-on lire dans ce rapport.
Les États-Unis ont quant à eux perdu deux places pour se retrouver en cinquième position en raison de difficultés politiques et économiques qui ont porté atteinte à son statut de moteur mondial de l'innovation, explique le document.
Trois des quatre pays du BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) ont perdu des places dans le classement. Seul le Brésil a gagné cinq places par rapport à l'année dernière où il était 48e.
La Chine reste le pays dominant de ce groupe, mais elle est passée de la 26e à la 29e place par rapport à 2011. Le pays dépasse tout de même l'Inde de 30 places. Les Indiens ont perdu 10 places depuis leur meilleure place en 2009 : 49e.
Quant à la Russie, elle n'a perdu qu'une place pour prendre la 67e. Le pays s'est fortement amélioré en matière d'environnement macroéconomique, mais ses institutions publiques restent faibles, puisqu'elles ont été désignées comme les 11e plus mauvaises.




