Contexte :
Une campagne visant à faire du français la langue officielle de l'UE sur le plan juridique a été lancée, avec pour partisans des représentants du Comité pour la langue du droit européen (CPLDE) qui soutiennent que le français est la plus précise, la plus fiable et la plus rigoureuse des langues européennes.
Parmi les 23 langues officielles de l'UE, le français est l'une des trois langues de travail de la Commission et le principal outil de communication de la Cour européenne de justice (CEJ), qui siège à Luxembourg et s'attache à préserver l'acquis communautaire.
Un porte-parole de la CEJ a confié à Euractiv : "Le français est déjà la langue de travail de la CEJ et du Tribunal de première instance. Les jugements sont prononcés en français, tous les documents de procédure sont traduits en français et il s'agit de la langue utilisée pour la plupart des documents internes de la CEJ."
Créé à l'initiative de l'ancienne présidente du Parlement européen, Nicole Fontaine, le groupe du CPLDE comprend également l'ancien premier ministre roumain, Adrian Nastase, le député européen polonais et professeur d'histoire, Bronislaw Geremek, ainsi qu'Antoinette Spaak, fille de l'ancien ministre belge des affaires étrangères et père fondateur de l'UE, Paul-Henri Spaak.
A l'heure actuelle, la pratique courante veut que tout document comportant une anomalie ou une confusion soit comparé pour vérification au document dans sa langue originale, qui le plus souvent est l'anglais, le français ou l'allemand.