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Mettre une annonceLes petites et moyennes entreprises en Europe perdent des en raison d’un manque de compétences linguistiques et interculturelles parmi leurs employés, selon le commissaire européen chargé du Multilinguisme, Leonard Orban. Il se confiait à des représentants des entreprises cette semaine (6 mai).
La table ronde de mercredi, intitulée « Les langues, synonyme d’affaires pour les PME », a réuni des officiels européens et des représentants des PME, y compris des artisans et des commerçants, pour débattre des moyens pour les PME de mieux travailler avec les langues.
Le commissaire au Multilinguisme, M. Leonard Orban, a dévoilé la nouvelle stratégie
linguistique à l’automne 2008 (EurActiv 19/09/08). La stratégie en appelle à des efforts substantiels pour promouvoir l’apprentissage des langues et pour valoriser les aspects culturels de la diversité linguistique à tous les niveaux d’enseignement et de formation (EurActiv 15/09/08).
La communication de l’exécutif européen a suivi de peu un rapport
publié par les chefs d’entreprise européens en juillet dernier, qui a averti que l’industrie européenne risquait de perdre de sa compétitivité si les autres pays commencent à dépasser les Vingt-sept en termes de compétences linguistiques (EurActiv 14/07/08).
Leur rapport vient en complément d’un rapport antérieur
du Groupe de haut niveau sur le multilinguisme présidé par l’auteur libanais Amin Maalouf, qui a incité les citoyens européens à apprendre une seconde langue, une langue adoptive à côté d’une langue acquise pour raisons professionnelles (EurActiv 31/01/08).
L’influence de l’anglais en Europe croît en continu. Fin novembre, une étude
du réseau Eurydice pour le compte de la Commission a constaté que plus de 90% des écoliers européens apprennent l’anglais à un moment ou un autre de l’enseignement obligatoire, et que ce nombre ne cesse d’augmenter (EurActiv 24/11/08).
La première Semaine européenne des PME
, qui a lieu à Bruxelles du 6 au 14 mai, cherche à promouvoir l’entreprenariat à travers l’Europe et à informer les entrepreneurs sur le soutien que l’UE peut leur offrir.
L’anglais : pas une lingua franca des affaires
Les gens pensent parfois que l’anglais est la lingua franca des affaires, mais ce n’est pas vrai, a affirmé le commissaire Orban aux participants d’une table ronde portant sur l’importance des compétences linguistiques pour les PME ; la table ronde se tenait dans le cadre de la Semaine européenne des PME
.
En termes de communication, l’anglais peut être la lingua franca, mais pour s’adresser aux consommateurs partout en Europe et hors de l’UE, l’entreprise devrait naturellement développer ses stratégies linguistiques et interculturelles, selon M. Orban.
Le commissaire prenait la parole lors d’une table ronde centrée sur les outils pratiques qui aideront les petits pays à améliorer leur travail par les langues. Les discussions ont tourné autour des trucs et astuces pour une meilleure communication multilingue qui atteindra de nouveaux consommateurs à l’étranger et sur l’utilisation stratégique optimale des compétences linguistiques.
Les affaires européennes en perte de compétitivité
Faisant référence à un rapport
publié l’année dernière par les dirigeants d’entreprises européens et appuyé par la Commission, M. Orban a affirmé que l’étude montre clairement que les petites et moyennes sociétés perdent des marchés – et donc de l’argent– en raison d’un manque de compétences linguistiques et culturelles.
Le rapport avertissait que l’industrie européenne présentait le risque de perdre de sa compétitivité, comme d’autres pays commencent à dépasser les Vingt-sept en termes de compétences linguistiques (EurActiv 14/07/08).
Une plate-forme de dialogue
Le commissaire Orban a annoncé que l’exécutif de l’UE prévoyait de mettre sur pied une plate-forme permanente pour stimuler le dialogue entre le monde des affaires et les intervenants de la scène linguistique, dans le but d’aider les sociétés à développer leur pratique des langues étrangères.
Dans le rapport de l’été dernier, le Forum des entreprises pour le multilinguisme a fait remarquer que les économies émergentes, d’abord en Asie et en Amérique latine, sont en train d’acquérir rapidement de bonnes compétences linguistiques nécessaire à une concurrence fructueuse, et que l’Europe devra promouvoir plus efficacement l’apprentissage des langues (formel et informel) si elle veut tenir tête.
Selon Cassandra Oliver, responsable des comptes dans la société anglais Web Translations, son entreprise ne manquent pas de dire aux clients, dès les premières négociations et discussions, que les langues sont incontournables pour être pris au sérieux en tant que société internationale.
Les sociétés doivent faire usage de leurs compétences linguistiques et multiculturelles en fonction du pays-cible, a-t-elle ajouté.
L’Europe est un gros marché, plein d’opportunités, selon Thomas Meier, copropriétaire de Tischlerei Hencke und Meier, une société allemande de mobilier. Faire étalage des langues est un avantage important pour l’image globale d’une société d’artisanat, a-t-il ajouté.
Tout en soulignant l’importance des apprentis dans une société, M. Meier a déclaré que, en tant que société travaillant avec succès dans l’artisanat, nos jeunes employés aiment travailler dans un pays étranger. Ils cherchent des contacts à l’étranger, ils s’intéressent à la culture du pays où ils travaillent et sont avides d’apprendre, a-t-il conclu.