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Mettre une annonceLe XIème Sommet de la Francophonie ayant lieu à Bucarest, la Roumanie souhaite profiter de l'occasion pour devenir une voix active de la francophonie au sein de l'Union européenne.
Le XIème Sommet de la Francophonie
, consacré aux technologies de l’information dans l’éducation, est un double événement : le Sommet a lieu pour la première fois en Europe centrale et orientale et la francophonie célébrera le vingtième anniversaire des rencontres entre chefs d’Etat et de gouvernement ayant le français en partage.
Le fait que le Sommet ait lieu à Bucarest est l’occasion de rappeler que c’est en direction de l’Europe que la Francophonie s’est considérablement agrandie ces dernières années. Ainsi, la Bulgarie et la Roumanie ont été les deux premiers Etats d’Europe de l’Est présents à un Sommet en tant que membres observateurs, en 1991. Ont suivi la Moldavie en 1995, l’Albanie, l’ex-République yougoslave de Macédoine et la Pologne en 1997, la République tchèque, la Slovénie et la Lituanie en 1999, la Slovaquie en 2001, et enfin la Hongrie et la Croatie en 2004. Trois autres pays européens ont rejoint la Francophonie en 2004 : l’Autriche, la Grèce et Andorre.
Aujourd’hui, l’Organisation internationale de la Francophonie
(OIF) compte 21 pays européens membres ou observateurs, dont 11 membres de l’Union européenne.
En consacrant ce XIème Sommet au thème des technologies de l’information dans l’éducation, la francophonie veut aussi accélérer son action pour atteindre l’un des plus importants objectifs du millénaire pour le développement : l’éducation pour tous. Elle tente pour cela de démocratiser de l’accès aux TIC et de réduire la fracture numérique entre le Nord et le Sud.
L’objectif final de ce Sommet est de participer pleinement à l’édification de la société de l’information, qui joue un rôle essentiel dans la mise en œuvre de l’objectif stratégique de Lisbonne (faire de l’Europe l'économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique au monde). Aujourd’hui, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) compte 21 pays européens membres ou observateurs, dont 11 membres de l’Union européenne.
Dans les prochaines années, l’Organisation internationale de la Francophonie sera de plus en plus présente dans l’Union européenne, où ses Etats membres seront bientôt treize sur vingt-huit. Cette évolution semble logique compte tenu du fait que l’essentiel de l’aide publique au développement (APD) dans le monde va vers les pays les moins avancés, dont près de la moitié sont membres de l’OIF.
L’OIF a donc décidé d’oeuvrer pour que le français garde sa place comme langue de travail de l’UE, aux côtés de l’anglais et de l’allemand. Elle a ainsi adopté un plan pour la relance du français dans les institutions européennes. En Roumanie par exemple, 1 300 cadres spécialisés dans les questions européennes reçoivent des cours de français financés par l’OIF.
En raison de son attachement historique à la langue française, la Roumanie souhaite devenir une voix active de la francophonie au sein de l’Union européenne. Aujourd’hui, la population roumaine compte environ 20% de francophones.
Pour Abdou Diouf, secrétaire général de la Francophonie, "le Sommet de Bucarest sera un rendez-vous politique majeur. » En effet, selon lui, « ce sommet sera consacré à un thème plus actuel que jamais […] et sera l’occasion de clarifier nos conceptions et nos perspectives et de contribuer à la relance de notre coopération intergouvernementale dans le domaine de l’éducation. » Enfin, il souligne que cet événement « sera aussi l’occasion de témoigner de la vitalité et de la richesse de la Francophonie en Europe de l’Est."
Le Secrétaire d’Etat pour la Francophonie, Cristian Preda, a évoqué la dimension politique du Sommet. Il a souligné que Bucarest accueillerait non seulement le premier Sommet organisé en Europe en dehors de la France mais, en même temps, le premier Sommet après l’adoption de la nouvelle Charte de la Francophonie. Le Secrétaire d’Etat roumain a précisé que l’OIF se proposait de devenir une organisation à plus grande importance politique et que le Sommet de Bucarest serait une opportunité de confirmer ce statut.
S’exprimant lors d’une conference de presse le 26 septembre, le ministre roumain des affaires étrangères, Mihai-Razvan Ungureanu, a rappelé à cette occasion "les liens francophiles tissés depuis des siècles par notre pays et l’ancrage historique de la langue française" en Roumanie, ajoutant : "Nous aurons à proposer au Sommet des mesures concrètes dans le domaine de l’insertion grandissante des nouvelles technologies de l’information au service de l’éducation".
Dominique Wolton, directeur de recherche au CNRS et membre du Haut Conseil de la francophonie : "Défendre la francophonie, c’est valoriser l’apprentissage de quatre langues : les langues maternelles, régionales et deux langues internationales. C’est aussi admettre qu’il n’y a pas de mondialisation de la communication sans un énorme effort de traduction à entreprendre dans toutes les langues, dans tous les sens. Pas d’ouverture sans traduction !"