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'Les activités humaines épuisent les ressources de la planète' [FR]

Publié 07 février 2007 - Mis à jour 28 mai 2012
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En réponse au dernier rapport du groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC), un groupe de chercheurs éminents prévient que le réchauffement climatique n'est qu'un symptôme parmi tant d'autres de l'épuisement des ressources de la planète.

Le GIEC a conclu le 2 février 2007 que les activités humaines étaient une cause "très probable" du réchauffement climatique et a recommandé d'engager une action immédiate afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre (voir EurActiv 02/02/07).

En réaction à ces conclusions, des chercheurs du Programme international géosphère-biosphère (IGBP), dont certains ont contribué au rapport du GIEC, ont averti que le changement climatique n'était que l'un des nombreux symptômes" d'une planète mise en danger par les activités humaines, ce que les statistiques suivantes confirment:  

  • La moitié de la surface terrestre est directement exploitée par l' activité humaine;
  • 75% des espaces de pêche de la planète sont utilisés en totalité ou à l'excès;
  • La composition actuelle de l'atmosphère est bien au-delà de la variabilité naturelle que la Terre a connue pendant ces 650 000 dernières années, et;
  • La Terre est maintenant en plein milieu de sa 6ème période d'extinction massive des espèces.

Selon le directeur exécutif d'IGBP, Kevin Noone, "le changement global de l'environnement, qui comprend le changement climatique, menace de modifier notre planète de façon irréversible".

L'IGBP aborde de manière novatrice l'"étude scientifique du système terrestre", en mettant l'accent non seulement sur le climat, mais également sur la Terre, considérée comme un système intégré. Cette approche examine ainsi les changements océaniques et terrestres, ainsi que la manière dont ces changements s'affectent mutuellement et le rôle que les hommes jouent en tant qu'éléments de ce système. Selon M. Noone, une telle approche intégrée est essentielle pour préserver la planète. 

Dans le même temps, le secrétaire américain à l'énergie, Samuel Bodman, a indiqué que son pays appuyait les conclusions du rapport du GIEC : "Nous approuvons ce rapport. Notre pays a grandement contribué aux recherches scientifiques qui en sont à l'origine. Nous estimons que les Etats-Unis se sont investis davantage dans les sciences relatives au changement climatique que tout le reste du monde réuni". Il a précisé que les Etats-Unis avaient dépensé 29 milliards de dollars depuis 2001 dans la recherche scientifique et les programmes technologiques spécialisés dans le changement climatique.

La proposition européenne la plus importante sur la lutte contre changement climatique recommande aux Etats de parvenir à une économie pauvre en carbone à l'horizon 2050. A cette fin, le paquet "Energie et changement climatique" présenté par la Commission le 10 janvier, propose de fixer comme objectif une réduction de 20% des gaz à effet de serre d'ici 2020, tout en ayant l'intention de le faire passer à 30% si d'autres pays industrialisés en font autant.

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