Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE ont estimé, dans les conclusions du Conseil européen des 22 et 23 mars, qu'il "[convenait] d'envisager" une réduction de 15 à 30% des émissions de GES "d'ici 2020 [...] et au-delà, dans l'esprit des conclusions retenues par le Conseil Environnement."
A la demande de l'Allemagne et de l'Autriche, les conclusions du Conseil n'incluent cependant pas de référence à des objectifs précis pour l'après 2020, alors même que les ministres de l'environnement s'étaient prononcés en faveur d'une diminution de 60 à 80% des émissions de GES à l'horizon 2050.
Les dirigeants européens ont également souligné que les fourchettes de réduction de 15 à 30% devraient "être examinées à la lumière des travaux à venir sur les conditions dans lesquelles l'objectif peut être atteint, y compris la question des coûts et des bénéfices."
Les engagements de l'UE reposent largement sur l'issue des négociations internationales qui doivent être réouvertes à Montréal au mois de novembre prochain. Dans cette perspective, les dirigeants politiques européens mettent en avant "la ferme volonté de l'UE d'imprimer un nouvel élan aux négociations internationales" afin d'obtenir "la coopération la plus large possible de tous les pays" dans le cadre d'une action internationale "efficace et appropriée". Cette action devra notamment impliquer "les pays grands consommateurs d'énergie, y compris ceux appartenant aux pays émergents et en développement [en particulier la Chine et l'Inde, NDLR]", soulignent les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union.



