Clôturée le 29 juillet, la consultation lancée au mois de juin dernier a permis de recueillir les opinions de 5600 particuliers et de 200 organisations.
Selon les résultats rendus publics par la Commission, 82% des personnes ayant répondu à la consultation se sont déclarées "entièrement d'accord" avec l'idée selon laquelle le transport aérien devait être concerné par les efforts visant à atténuer les changements climatiques. Seules 13% des réponses recueillies expriment un rejet de toute augmentation des tarifs du transport aérien liée à l'effort de réduction du phénomène de réchauffement climatique.
Pour le Commissaire à l'environnement, Stavros Dimas, un tel chiffre montre qu'une majorité d'Européens "comprennent et acceptent que [la réduction des effets du transport aérien sur le réchauffement climatique] doit se faire même si cela doit conduire à une légère augmentation du prix des billets."
Une étude, dont le rapport final a été publié en même temps que les résultats de la consultation de la Commission, conclut par ailleurs qu'il serait tout à fait envisageable d'inclure le secteur du transport aérien dans le système européen d'échange de quotas d'émissions de CO2 (mis en place suite à l'adoption de la directive ETS).
Les résultats de l'étude montrent qu' "il serait juridiquement possible pour l'UE d’inclure ces émissions dans le système d’échange de quotas à condition que tous les exploitants d’aéronefs soient traités de la même manière, indépendamment de leur nationalité", souligne la Commission dans un communiqué de presse.






