Les ministres de l'environnement de l'Union sont allés au-delà des propositions de la Commission en fixant des objectifs de réduction d'émissions particulièrement ambitieux : 15-30% de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) d'ici à 2020 et 60-80% à l'horizon 2050. Dans le cadre du protocole de Kyoto, l'Union européenne s'est engagée à réduire ses émissions de GES de 8% sur la période 2008-2012, et ce par rapport aux niveaux de 1990.
Dans ses conclusions, le Conseil met l'accent sur le besoin d'instaurer une véritable concertation avec les principaux partenaires de l'Union : "Sans préjuger de l'existence de nouvelles approches permettant d'instaurer une différentiation entre les Parties dans un cadre équitable et souple, l'UE souhaite pouvoir réfléchir avec les autres Parties à des stratégies possibles pour réaliser les réductions d'émissions nécessaires et estime, dans ce contexte, qu'une réflexion doit être amorcée sur les voies envisageables pour réduire [les émissions de GES] de l'ordre de 15 à 30% à l'horizon 2020, et de 60 à 80% d'ici à 2050 par rapport aux niveaux pris en compte dans le protocole de Kyoto", est-il écrit dans le texte.
Les ministres réclament par ailleurs l'adoption d'une approche commune au niveau mondial - approche impliquant les grands pays industrialisés non-signataires du protocole de Kyoto, ainsi que des pays émergents tels que la Chine et l'Inde.
Le Conseil a également invité la Commission à poursuivre ses études sur les coûts et les bénéfices des différentes options envisagées, et notamment à évaluer l'impact de la nouvelle stratégie de l'UE sur la compétitivité de l'économie européenne.



