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EPIA Business Development Unit Intern – Paid Internship
Interim Public Affairs Manager
Network and CrossLingual Projects Director
Account Executive in Public Affairs - Financial Services Practice
Policy advisor International Affairs
Writer/Web Editor - Native English
Consultant (Scientist) to work on the NERC-funded project "VALOR"
Mettre une annonceAlors que la pénurie d’eau s’aggrave dans les pays en développement en raison du changement climatique, l’UE soutient des politiques destinées à gérer les demandes de tous les secteurs, principalement dans les domaines de la santé, de l’hygiène et de la coopération entre les Etats.
Pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement de l’ONU (OMD
) qui visent à diminuer de moitié la proportion de la population mondiale sans accès à l’eau et à améliorer l’accès à un assainissement suffisant d’ici 2015, la Commission a adopté en 2002 une communication sur la gestion de l’eau dans les pays en développement
qui fixe des priorités pour la coopération européenne au développement en matière d’eau.
L’initiative pour l’eau de l’UE (EUWI)
a été lancée en 2002 pour aider à atteindre les OMD en améliorant la gestion de l’eau dans les Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) et en offrant un accès à l’eau propre et à l’assainissement. La EUWI, qui est utilisée pour coordonner l’aide au développement de chacun des Etats membres en matière d’eau, fait en outre office de catalyseur pour encourager les financements privés. Elle aborde également les questions de recherche et les problèmes de gestion de l’eau.
La facilité ACP-UE pour l’eau
, lancée en 2004, vise à stimuler la mise en œuvre d’infrastructures durables pour l’eau et l’assainissement tout en améliorant la gouvernance de l’eau et les pratiques de gestion intégrée des ressources en eau dans les pays ACP en les aidant à combler les besoins de financement. Plus spécifiquement, elle offre des financements de pré-amorçage (subventions, prêts concessionnels, garanties et microfinance) afin d’encourager les entreprises privées et d’autres parties prenantes à investir dans des projets d’eau propre et d’assainissement.
La Commission vise également à tirer profit des leçons de la mise en œuvre de la directive européenne pour un cadre dans le domaine de l'eau pour les adapter à l’EUWI dans chaque région en réponse aux demandes des pays partenaires.
L’objectif principal de la stratégie européenne en matière d’eau dans les pays en développement est d’aider à réduire la pauvreté et à atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement. La gestion de l’eau est considérée comme une question trans-sectorielle qui doit être intégrée à d’autres politiques européennes de développement et à un cadre de gestion intégrée des ressources en eau. Ce cadre tient compte :
Selon Stavros Dimas, commissaire européen à l’Environnement, nous savons tous que l’eau est essentielle au développement durable : résoudre les problèmes d’eau signifie progresser sur tous les autres piliers du développement durable, qu’ils soient économiques, sociaux ou environnementaux. Il est à son avis essentiel d’atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement. Selon lui, aucune stratégie de réduction de la pauvreté ne peut ignorer les nécessités vitales des individus en matière d’eau et d’assainissement.
Par rapport aux objectifs du Millénaire pour le développement de l’ONU, de nombreux pays européens se sont engagés à augmenter l’aide au développement directe pour les services fondamentaux, notamment pour l’eau et l’assainissement.
Le ministère britannique du Développement international (DFID) estime que des plans nationaux en matière d’eau et d’assainissement devraient être établis par chaque pays en vue de fournir un seul cadre d’action coordonné. Ce plan estimerait les niveaux actuels d’accès à l’eau ainsi que les niveaux d’investissement nécessaires. Le DFID pense aussi qu’il faut un groupe de coordination unique en matière d’eau et d’assainissement afin de permettre aux gouvernements, à la société civile et aux représentants des donateurs de travailler ensemble. Les pays qui ne possèdent pas un tel groupe pourraient en créer un avec l’aide de l’initiative pour l’eau de l’UE, estime le DFID.
Au sujet de la coordination de l’aide de l’ONU dans les différents pays, le DFID suggère d’identifier un seul organisme de l’ONU pour les questions d’eau et d’assainissement au niveau national. Ce groupe coordonnerait l’ensemble de l’aide des donateurs pour des projets relatifs à l’eau.
Selon le World Business Council for Sustainable Development (WBCSD), pour avoir une politique de l’eau efficace, il s’agit de gérer la demande plutôt que la capacité à fournir de l’eau. Le WSCSD indique que la gestion de la demande nécessite des politiques et des pratiques qui influencent les habitudes de consommation d’eau, ajoutant que les principaux outils à cet effet sont les politiques tarifaires et de conservation de l’eau. Il souligne également qu’il faut gérer la demande d’eau afin de décourager la surproduction et le gaspillage d’eau, qui est considéré comme la principale cause de privation.
SABMiller, un des principaux brasseurs mondiaux, indique qu’il accomplit de nombreuses opérations dans les domaines du stress hydrique. Selon son directeur général Graham Mackay, le secteur des brasseurs, qui dépendent de la qualité et de la disponibilité de l’eau, ont une responsabilité particulière à l’égard de la gestion efficace de l’eau.
Le brasseur, qui exerce ses activités dans de nombreux pays africains, s’engage à produire plus de bière avec moins d’eau en utilisant l’eau de façon plus efficace, en comprenant les bassins hydrographiques et en s’engageant avec les fournisseurs. Il a développé un outil spécifique de cartographie des bassins hydrographiques pour examiner les sites dans des zones menacées par un stress hydrique à long terme tout en entreprenant un calcul d’empreinte écologique pour évaluer l’eau utilisée dans sa chaîne d’approvisionnement.
Le Stockholm International Water Institute estime que l’industrie peut faire office de moteur pour la promotion de techniques de production plus propres et moins gourmandes en eau car le secteur consomme deux fois plus d’eau au niveau mondial que les consommateurs individuels.
Des ONG d’Europe et des pays ACP critiquent la politique de gestion de l’eau de la Commission dans les pays en développement, estimant qu’il s’agit d’un moyen de subventionner la gestion de l’eau par des entreprises privées. Ces ONG, notamment Aid International, Both ENDS, l’African Network of Civil Society Organisations on Water et l’Institute for Agriculture and Trade Policy, indiquent que la politique ACP-UE en matière d’eau soutient tout particulièrement l’expansion du secteur privé dans la gestion de l’eau. Dans une déclaration commune, les ONG ont déclaré que les agissements des industries privées du secteur de l’eau dans les pays en développement n’ont pas été évalués systématiquement au cours des dernières années malgré des défaillances et des fraudes patentes. Elles estiment que la facilité de l’UE pour l’eau devrait être consacrée au soutien et à l’amélioration des infrastructures d’eau potable et d’assainissement du secteur public.
Toutefois, les gouvernements locaux dans les pays en développement ne sont pas toujours à même de financer seuls des infrastructures d’assainissement au coût élevé, et le capital de démarrage de l’UE peut offrir un accès facilité à d’autres moyens, notamment des financements, des savoir-faire et des compétences de gestion du secteur privé.
Néanmoins, le transfert des services de distribution de l’eau aux entreprises privés en Europe et dans le reste du monde a été abondamment critiqué. Corporate Europe Observatory et le Transnational Institute ont indiqué que les services privatisés dans le secteur de l’eau ont été résolument appuyés par des agences internationales telles que la Banque mondiale, le FMI et même l’Union européenne en tant que solution face aux besoins d’investissements accrus en matière de services d’eau. Mais selon les deux ONG, la tendance semble désormais s’inverser, alors que l’augmentation des tarifs et l’incapacité à apporter les améliorations promises ont laissé les multinationales de l’eau face à une opposition grandissante.