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Une grande entreprise américaine en faveur du système européen d'échange de quotas [FR]

Publié 31 octobre 2006
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CO2 emissions
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Dans un entretien avec EurActiv, John Krenicki, président et PDG de GE Energy, souligne que son entreprise investit déjà dans les technologies de charbon propre en espérant qu'un système semblable au système européen d'échange de quotas d'émissions sera bientôt mis en place aux Etats-Unis.

L'attitude des Etats-Unis vis-à-vis du changement climatique est en train d'évoluer, de plus en plus d'Etats, de maires et de conseils municipaux appelant ouvertement à prendre des mesures au niveau fédéral. 

Dans un entretien exclusif avec EurActiv, John Krenicki, président et PDG de GE Energy, une entreprise travaillant avec des turbines éoliennes, des technologies de charbon propre et d'autres technologies d'énergie propre, a déclaré que selon lui, réduire les émissions de gaz à effet de serre était "la bonne chose à faire". 

A la question de savoir si un système d'échange de quotas d'émissions de CO2 serait souhaitable aux Etats-Unis, M. Krenicki a répondu : "Nous pensons que quelquechose de semblable va avoir lieu. Ce ne sera peut-être pas le même, mais il y aura, selon nous, une certaine valeur associée au carbone à l'avenir."

M. Krenicki estime même que ce système pourrait être mis en place plus tôt que prévu. "Il y aura bientôt des élections aux Etats-Unis, puis de nouvelles élections deux ans après - nous laisserons cela aux politiciens," a-t-il déclaré. 

Les fédérations professionnelles européennes ont critiqué le système européen d'échange de quotas d'émissions (ETS), car selon elles, le fait de donner un prix aux émissions de dioxyde de carbone oblige à augmenter les prix de l'électricité et nuit à la compétitivité de l'Europe sur la scène internationale.

Cependant, M. Krenicki semble avoir un point de vue opposé : "Nous pensons que les mesures destinées à être plus efficaces nous rendent plus compétitifs. Nous ne considérons donc pas [le système ETS] comme un obstacle à notre compétitivité."

Etant l'un des trois plus grands fabricants de centrales nucléaires au monde, le président de GE estime que le nucléaire doit faire partie du système. "Le CO2 ayant une valeur, le nucléaire est la principale option, ou la plus sérieuse, pour produire de l'électricité sans émissions. Par ailleurs, les centrales nucléaires, une fois installées, sont des installations dont les coûts de fonctionnement sont les plus faibles et qui n'émettent aucune émission de CO2, c'est donc une option vraiment durable."

Aux Etats-Unis, plus de 266 maires ont signé le US Mayors Climate Protection Agreement  (l'accord des maires des Etats-Unis sur la protection du climat) et en Californie, le gouverneur Arnold Scharzenegger a récemment adopté des mesures sévères de lutte contre le changement climatique dans son Etat.

Bien qu'il soit peu probable que les Etats-Unis finissent par ratifier le protocole de Kyoto, des négociations sont en cours sur les mesures à mettre en place après 2012, date à laquelle les objectifs de Kyoto prennent fin. La 12ème session de la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CCNUCC) tentera de définir ces mesures lors de sa réunion à Nairobi, au Kenya, du 6 au 17 novembre 2006. Les Etats-Unis sont parties à la CCNUCC, mais pas à Kyoto.

Cliquer ici pour lire l'entretien dans son intégralité.

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