M. Potočnik a déclaré à la presse vendredi (17 février) qu'il espérait que la conférence de l'ONU sur le développement durable aboutirait à des « objectifs, des délais et des directions politiques » mondiaux pour la protection des océans et des écosystèmes, ainsi que pour la création d'une « économie sans gaspillage ».
Le Forum ministériel mondial sur l'environnement se tient actuellement à Nairobi et coïncide avec le 40e anniversaire du Programme des Nations unies pour l'environnement basé dans la capitale kenyane. Les participants devraient également se concentrer sur la préparation de la conférence du 20 au 22 juin prochain qui aura lieu à Rio de Janeiro,.
Les positions de l'UE en vue de cette conférence restent à définir et devraient faire l'objet de discussions lors du prochain sommet des dirigeants européens prévu à Bruxelles les 1er et 2 mars prochains. L'exécutif européen propose d'ores et déjà la réaffectation des aides au développement en faveur de l'énergie renouvelable et de la croissance durable, deux sujets phares du programme de Rio.
Andris Piebalgs, le commissaire européen au développement, a proposé un « programme pour le changement » qui consisterait à allouer l'aide internationale à la promotion d'une « croissance verte ». Il a également appelé au soutien des initiatives de l'ONU visant à fournir de l'électricité aux pays en développement en utilisant ces aides pour encourager le recours aux énergies renouvelables.
Energie durable pour tous
« Le programme pour le changement que nous proposons pour améliorer l'impact et l'efficacité de la politique européenne sur le développement soutient fermement une croissance durable et inclusive », a-t-il déclaré lors du lancement européen de l'Année internationale de l'énergie durable pour tous, une initiative de l'ONU, le 8 février dernier.
Le commissaire au développement a qualifié l'énergie durable de « moteur essentiel » pour la croissance et la réduction de la pauvreté.
Collectivement, l'UE a fourni plus de 50 milliards d'euros d'aide au développement en 2010, soit 54 % de l'aide mondiale aux pays pauvres, selon l'Organisation de coopération et de développement économiques. Les montants alloués à ce type d'aides devraient augmenter dans le budget 2014-2020 de l'UE et les ministres européens des finances devraient renouveler mardi prochain l'engagement de l'Union s'agissant de contribuer au financement d'un fonds de 100 milliards de dollars (75, 6 milliards d'euros) destiné à aider les pays en développement à s'adapter au changement climatique.
Avant de quitter Nairobi, M. Potočnik a déclaré que l'UE ne dérogerait pas à son engagement d'aider les pays en développement malgré la crise économique et les problèmes de dettes que rencontre l'EUrope.
« Nous sommes clairs. Nous voulons respecter nos engagements même en ces temps de crise économique en Europe », a-t-il affirmé.
Mais il a demandé plus d'aides en matière d'investissement dans le développement durable et de réduction du gaspillage de la nourriture, de l'eau et des autres ressources. Il a appelé le secteur privé à se mobiliser pour renforcer l'aide apportée par le secteur public, ainsi que les investissements.
À Nairobi, le commissaire a déclaré qu'il « prendrait la température » pour savoir quel genre d'accueil serait réservé à ses priorités qui comprennent la protection des écosystèmes et des océans. Il souhaite aussi que l'UE rejoignent ceux qui demandent plus de ressources et de reconnaissance pour le PNUE au sein des Nations unies.




