La Commission européenne a présenté lundi (22 mai 2006) un nouveau plan d'action sur la biodiversité, le cinquième depuis la décision, lors du sommet des chefs d'état et de gouvernement en 2001, de mettre un terme à l'érosion de la biodiversité dans l'UE d'ici 2010.
Contrairement aux précédents, ce nouveau plan d'action ne comporte pas de nouvelles législations ambitieuses sur la protection des oiseaux migrateurs et des habitats naturels. Il tente plus modestement d'établir clairement les responsabilités en ce qui concerne la mise en oeuvre des législations déjà définies.
"Nous savons ce qu'il faut faire," a déclaré le commissaire à l'environnement, Stavros Dimas, lors de la présentation du nouveau plan à la presse le 22 mai, ajoutant que ce nouveau document "nous aidera à mobiliser tous les acteurs et les ressources afin de tenir nos engagements."
La Commission est partie du constat que les politiques existantes n'ont pas donné les résultats escomptés. Elle souligne que le contexte politique est déjà largement en place dans l'UE. Natura 2000, un réseau européen de sites protégés, couvre désormais près de 18% du territoire de l'UE des 15 et s'étend à l'UE des 10 et aux mers. La politique agricole commune et la politique commune de la pêche ont été récemment réformées pour tenir compte davantage de la faune et la flore, des espèces végétales et des forêts. Des fonds ont été investis dans la recherche sur la biodiversité.
Cependant, selon la Commission, "environ deux tiers des services d'écosystème dans le monde sont en baisse. Dans l'UE, cette baisse est reflétée par la chute des stocks de poissons, la dégradation des sols, les dégats relatifs aux inondations et l'extinction de certaines espèces végétales et animales."
Pour tenter de remédier à cette situation, le plan d'action identifie quatre domaines prioritaires :
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Biodiversité dans l'UE : les Etats membres doivent davantage s'engager à proposer, désigner, protéger et gérer efficacement les sites protégés dans le cadre du réseau Natura 2000. Le plan propose entre autres d'optimiser le recours aux mesures disponibles dans le cadre de la politique agricole commune et de la politique commune de la pêche et d'améliorer la planification aux niveaux local, régional et national.
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L'UE et la biodiversité dans le monde : renforcer la cohérence et les synergies entre le commerce et la coopération pour le développement; encourager une mise en oeuvre plus efficace de la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique et les accords proposant des mesures pour enrayer la déforestation tropicale.
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Biodiversité et changement climatique : honorer les engagements de Kyoto et mettre en place des objectifs de réduction des émissions au niveau mondial plus ambitieux pour l'après-2012, afin d'empêcher la hausse de la température moyenne annuelle de dépasser de plus de 2°C les niveaux pré-industriels; minimiser les nuisances éventuelles des parcs d'éoliennes ou des cultures énergétiques recommandés pour lutter contre le changement climatique.
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La base de la connaissance : renforcer l'espace européen de la recherche, sa dimension internationale, les infrastructures de recherche, le lien entre la science et la politique et permettre de mieux comparer les informations relatives à la biodiversité.
Sur les aspects financiers, la Commission a l'intention d'utiliser les programmes de financement existants comme les fonds pour le développement rural, les fonds structurels et de cohésion, le fonds européen pour la pêche, LIFE+ et le Septième programme-cadre pour la recherche.
Cependant, elle insiste sur le fait que le budget limité de l'UE pour la période 2007-2013 restreint le montant des fonds communautaires disponibles dans le cadre de Natura 2000 et que "les fonds des propres ressources des Etats membres seront indispensables."



