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EPIA Business Development Unit Intern – Paid Internship
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Policy advisor International Affairs
Writer/Web Editor - Native English
Consultant (Scientist) to work on the NERC-funded project "VALOR"
Mettre une annoncePlusieurs options sont actuellement étudiées au niveau européen pour réduire l'impact croissant du transport aérien sur le phénomène de réchauffement climatique. Des propositions seront présentées lors de la présidence britannique, sur la base d'études d'impact économiques et environnementales.
Un séminaire consacré au thème "Traiter l'impact de l'aviation
sur le phénomène de réchauffement climatique" était organisé au
Parlement européen lundi 31 janvier. A l'origine d'une telle
initiative se trouvaient la Fédération européenne pour le transport
et l'environnement, Milieudefensie (branche néerlandaise de l'ONG
Les Amis de la Terre), la Fédération de l'aviation pour
l'environnement et le député européen britannique Chris Davies
(GB, ADLE).
Le seminaire se déroulait après que le premier ministre Tony Blair se fut engagé à rechercher une avancée décisive sur le front du réchauffement climatique lors de la présidence britannique de l'Union, au cours du second semestre 2005 (voir EurActiv, 27 jan. 2005).
Selon Roberto Salvarani, chef de l'unité "Environnement et sécurité" à la direction Transports de la Commission, le débat (très politique) autour de l'impact du transport aérien sur le phénomène de réchauffement climatique sera lancé au moment de la présidence britannique de l'Union.
Plusieurs options sont envisagées pour réduire un tel impact :
D'autres mesures moins radicales sont également étudiées :
Il n'est pas du tout certain que le secteur de l'aviation puisse, comme le proposent certains, être inclus dans la deuxième phase du système ETS (qui doit débuter en 2008). Un tel projet requiert en effet l'approbation tant du Conseil que du Parlement, une procédure pouvant se prolonger pendant plusieurs années si la proposition ne fait pas l'objet d'un consensus fort dans les deux institutions.
A la demande de la Commission, la société de conseil néerlandaise CE Delft a étudié les différentes options envisageables pour réduire l'impact de l'aviation sur le phénomène de réchauffement climatique. Selon les résultats de son rapport, les émissions de CO2 produites par le secteur du transport aérien devraient croître de 110% entre 2002 et 2025, les émissions d'oxyde de nitrogène devant dans le même temps augmenter de 60%. Lors du séminaire organisé au Parlement, Ronan Wit, l'un des auteurs de l'étude, a estimé que les solutions définies dans un cadre politique devraient tenir compte des éléments suivants :
Ronan Wit a notamment estimé que l'instauration d'une taxe sur le kérosène se heurterait à des obstacles juridiques, dans la mesure où elle devrait également être appliquée à des compagnies non-européennes. La réponse, selon M. Wit, doit donc plutôt être trouvée du côté d'une solution de type ETS.
Roberto Salvarani, chef de l'unité "Environnement et sécurité" à la direction Transports de la Commission, a mis en garde contre les effets inévitables (tant pour les compagnies aériennes que pour les passagers) de mesures visant à réduire l'impact des émissions des avions sur le climat. Ces mesures, a-t-il prévenu, "affecteront la compétitivité du secteur [du transport aérien] européen, sauf si elles sont appliquées au niveau mondial". Véritable "pionnier" dans le domaine de la lutte contre le réchauffement climatique, l'UE ne doit pas pour autant confondre "courage et naïveté", notamment en ne menant pas les études d'impact indispensables avant toute prise de décision dans ce domaine sensible.
Dans un entretien accordé
à EurActiv, M. Salvarani a indiqué que
la Commission allait prochainement
publier une Communication sur le sujet, sans
doute en juillet ou septembre, dans le cadre de la
présidence britannique. Une feuille de route
préparatoire laisse supposer que
la Commission recommandera alors une combinaison de
différentes mesures (fiscalité ad hoc, ETS). Les mesures
proposées doivent être approuvées par les différentes directions en
charge des transports, de l'environnement et de la
fiscalité, a indiqué M. Salvarani.
"Mon Commissaire [Jacques Barrot] a l'esprit totalement ouvert" concernant les différente options disponibles, a conclu M. Salvarani durant le séminaire.
L'Association des compagnies aériennnes européennes déclarait dans un communiqué de presse publié il y a un an que le système d'échange de quotas d'émissions serait "le mécanisme le plus efficace pour permettre au secteur du transport aérien de réduire ses émissions de CO2".
Dans une lettre
adressée au Financial Times, le
directeur de l'Association européenne pour le
Transport et l'Environnement (T&E), Jos
Dings, affirme que "les compagnies aériennes ont tort de
considérer que le système d'échange de quotas est le seul moyen de
réduire l'impact de l'aviation sur l'environnement". L'introduction
d'une taxe sur le kérosène ou sur les émissions produites par
les moteurs d'avions peut également constituer une solution
envisageable.
Dans une résolution, le Parlement s'est dit en faveur d'une "inclusion des émissions des vols internationaux dans les objectifs de la seconde période d'engagement" de Kyoto (2008-2012).
Une Communication de la Commission portant sur les moyens de réduire l'impact du transport aérien sur le phénomène de réchauffement climatique sera publiée en juillet ou en septembre 2005.