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Mettre une annonceSelon le commissaire européen à l'environnement, réduire les émissions de gaz à effet de serre demande de passer à une "économie de guerre". Il a ajouté que des mesures seraient prochainement prises pour lutter contre la pollution et étendre le système d'échange du carbone.
Le 10 janvier 2007, la Commission a invité les Etats membres d'approuver une réduction de 20% des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020 en vue d'être moins dépendants des importations en hydrocarbures et de lancer une 'nouvelle révolution industrielle'(EurActiv 11/01/07).
Cependant, le nouveau plan énergétique a été critiqué par UNICE, l'association des employeurs européens, qui estime que des mesures unilatérales "pourraient compromettre l'avenir des entreprises au sein de l'UE."
Le commissaire à l'environnement, Stavros Dimas, a défendu les ambitieuses propositions de la Commission visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre, en vue de rassurer les entreprises qui craignent que des mesures unilatérales ne perturbent sérieusement l'économie.
Le 11 janvier 2007, S. Dimas a déclaré à un groupe de parlementaires britanniques à Londres : "Nos propositions ne sont pas faciles à appliquer mais elles sont essentielles" pour circonscrire les conséquences économiques provoquées par le changement climatique dans "la limite du raisonnable", comme l'a montré le rapport Stern au Royaume-Uni.
S. Dimas a déclaré : "Economies endommagées, réfugiés, instabilité politique et vies perdues sont les conséquences habituelles des guerres mais résulteront aussi bientôt d'un changement climatique non maîtrisé".
"Il est clair que la lutte contre le changement climatique dépasse le cadre de la simple bataille. C'est une guerre mondiale qui durera des années".
S. Dimas a ajouté : " Cette lutte ressemble à une guerre car pour réduire les émissions, il faut passer à ce qui ressemble de près à une économie de guerre", estimant les bénéfices en termes "de sécurisation de l'approvisionnement et amélioration de la santé publique". Il a poursuivi en déclarant que la Commission travaillait déjà sur de nouvelles mesures, qui incluent :
Dans le même temps, à Bruxelles, le président de la Commission, José Manuel Barroso, a rencontré un groupe de 15 chefs d'entreprises, leur précisant que "c'était tout à leur avantage de prendre la tête et de ne pas subir" le mouvement vers une économie à faible production de carbone.
La plupart d'entre eux ont approuvé et parmi eux, Lars Goeran Joesfsson, directeur général de la société d'électricité suédoise Vattenfall : "Le changement climatique est affaire d'économie et créera de nouveaux emplois".
Fulvo Conti de la société Enel a poursuivi : "Combattre le changement climatique...est une opportunité économique" et a précisé que les usines italiennes et les autres groupes énergétiques investissaient déjà des milliards d'euros dans la recherche sur l'énergie et l'efficacité énergétique.