Sections
Mini Sections
La stratégie de l'UE dans le domaine de l'enseignement et de la formation professionnels (EFP) a comme nouvel objectif de supprimer les obstacles à la mobilité dans le secteur pour créer un espace européen d'EFP d'ici 2010.
Le processus de Copenhague a été lancé en 2002 en tant que contribution de l'enseignement et la formation professionnels (EFP) à la stratégie de Lisbonne - il s'agit de l'équivalent du processus de Bologne dans l'enseignement supérieur. L'objectif du processus de Copenhague est "d'améliorer l'efficacité, la qualité et l'attrait de l'enseignement et la formation professionnels, de soutenir le développement du marché européen de l'emploi et, par conséquent, de renforcer la compétitivité des Etats membres."
Ce processus prévoit une réunion ministérielle de suivi tous les deux ans. La première a eu lieu à Maastricht
en 2004.
La seconde conférence dans le cadre du processus de Copenhague, qui s'est tenue à Helsinki, les 4 et 5 décembre 2006, a réuni des ministres de l'éducation, la Commission et les partenaires sociaux pour débattre des moyens de faciliter la comparaison des qualifications professionnelles à travers l'Europe et de supprimer les obstacles à la mobilité. L'objectif est de permettre aux citoyens d'acquérir ces qualifications dans n'importe quel Etat membre et de les faire reconnaître dans tous, ce qui devrait ainsi renforcer la mobilité sur le marché européen du travail.
La conférence a adopté un communiqué d'Helsinki sur la coopération européenne renforcée pour l'enseignement et la formation professionnels
, qui définit les objectifs communs en termes d'EFP pour les Etats membres au cours des deux prochaines années. Ce communiqué appelle à "une démarche plus ciblée, avec un nombre limité de domaines prioritaires et des objectifs précis."
Les nouvelles priorités soulignent la nécessité d'améliorer l'attrait et la qualité de l'enseignement et la formation professionnels et recommandent de développer de façon continue des outils européens communs pour "mener à un espace européen d'EFP et soutenir la compétitivité du marché européen du travail." Ces instruments doivent être mis en place d'ici 2010.
Elles mettent par ailleurs l'accent sur l'importance de l'enseignement mutuel et de la participation active de tous les acteurs concernés au processus de Copenhague, notamment des partenaires sociaux, des organisations sectorielles et des prestataires d'EFP.
Le secrétaire confédéral de la Confédération européenne des syndicats (CES), Joël Decaillon, a déclaré : "Le message principal de la CES est simple. L’UE a besoin d’investir davantage dans l’éducation et la formation au niveau national et européen. Étant donné qu’il y a 72 millions de travailleurs non-qualifiés ou peu qualifiés en Europe et que les nouveaux emplois exigeront des qualifications plus élevées qu’auparavant, investir dans l’enseignement et la formation est une nécessité et non un luxe."
La CES rappelle qu'"améliorer les compétences et les qualifications des 100 millions de travailleurs qui sont en danger en raison de leur niveau de qualification, et des 20 millions qui sont chômeurs, est crucial pour la compétitivité de l’Europe." La confédération demande également à tous les Etats membres d'élaborer des stratégies nationales d’apprentissage tout au long de la vie et aux entreprises d’assumer leurs responsabilités dans ce domaine.